Rentabilité de la franchise
Chiffres d'affaires, résultats, revenus des franchisés : les enseignes répondent à nos questions. Dossier à paraître dans le n° 189 de Franchise Magazine, en kiosque le 20 juillet 2005
Notre enquête
> Entre le 28 avril et le 20 mai dernier, nous avons adressé à 650 réseaux du commerce indépendant organisé (franchise et autres formules) un questionnaire en 8 points.
> Nous leur avons demandé de préciser quels avaient été, pour l'année 2004, les chiffres d'affaires et les résultats d'exploitation (moyen, plus haut, plus bas) réalisés par leurs unités franchisées (ou concédées, etc.) de plus de 3 ans d'ancienneté.
> 152 réseaux nous ont fait parvenir, dans les délais, des données exploitables que nous publions enseigne par enseigne dans notre numéro 189 (en kiosque le 20 juillet).
Les secteurs absents
En raison de
-la conjoncture,
-une méconnaissance des chiffres des franchisés par les têtes de réseaux
-une discrétion traditionnelle dans l'activité,
des segments entiers, où se développent pourtant des réseaux du commerce indépendant organisé, qui n'ont pas forcément à rougir de la rentabilité de leurs partenaires, manquent à l'appel, notamment :
-les supérettes
-les bars-cafés
-le bricolage.
Les secteurs en forme
> Des activités telles que :
-la coiffure (où 24 réseaux ont accepté de nous communiquer leurs chiffres)
-l'immobilier (11 réponses)
sont particulièrement bien représentées.
> Ces deux segments figurent parmi les plus en forme, en termes de dynamisme et de rentabilité, tout comme :
- les terminaux de cuisson
- les restaurants grills
- l'optique
- la fleur
- la location de vidéos
- les centres autos
- la réparation rapide automobile.
Des activités déjà attractives par elles-mêmes, dans lesquelles l'appartenance à un réseau apporte un avantage concurrentiel et des outils permettant de résister et s'adapter.
Prime à l'achat malin
> L'évolution des habitudes de consommations (déclin de l'ameublement traditionnel et recherche des prix bas par exemple) profite aussi à tous les concepts basés sur « l'achat malin », qui ont, de fait, bénéficié en 2004 de la mauvaise conjoncture :
- discount de meubles
- achat-vente,
- dépôt-vente,
- solderies.
Les secteurs qui résistent
> D'autres segments d'activité ont au contraire souffert dans leur ensemble, même si les réseaux du commerce indépendant organisé y ont sans doute mieux résisté, comme par exemple :
- les spécialités alimentaires,
- la beauté, (soins du corps, amincissement, manucure, etc…)
- le prêt-à-porter,
- l'ameublement,
- le lavage
- la location automobile.
Et demain ?
> Dans d'autres métiers, la demande existe, mais la pertinence du modèle économique des réseaux reste à démontrer, comme par exemple :
- la pizza
- la fenêtre
- la piscine
- les loisirs créatifs
> Dans ce groupe, deux créneaux sont toutefois considérés comme prometteurs :
- la sandwicherie
- les services à la personne.
Retrouvez toutes les réponses des enseignes classées secteur par secteur dans le prochain numéro de Franchise Magazine. Et les principaux chiffres 2004 de chaque enseigne en ligne sur ce site (vers le 20 juillet)
Et, en attendant …
Quelques enseignes significatives (chiffres 2004)
Enseigne - C.A. moyen (1) - Résultat moyen (2)
Century 21 - 420 000 - 13 %
Cinébank - 70 000 - Nc
Cuisines Plus - 1 830 000 - 7,4 %
McDonald's - 2 200 000 - Nc
Midas - 580 000 - 13,15 %
Monceau Fleurs - 860 000 - 10 %
Point Chaud - 290 000 - 10 %
Saint Algue - 311 322 - 31 132
The Athlete's Foot - 520 000 - Nc
Troc de l'Ile - 1 086 937 - 62 475
Enquête Franchise Magazine N°189 : http://www.franchise-magazine.com/index.php?page=99&idnl=14
(1) Chiffre d'affaires moyen annuel HT d'une unité franchisée après 3 ans d'activité (en €)
(2) Résultat moyen d'exploitation avant frais financiers en % du CA moyen ou en €
Sources : Franchiseurs, Enquête Franchise Magazine N°189 (Août-septembre 2005)