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< Précédent Trois questions à Didier Papaz, Président du groupe Optic 2000 Par Anne-Laure Allain, Franchise-Magazine.com Equipement de la personne, publié le mercredi 3 octobre 2007 « Nous sommes pour l’indépendance et le respect des particularités, pas pour l’individualisme. »
Un an après avoir été nommé président du groupe coopératif, vous dévoilez votre plan stratégique qui a pour terme la fin de votre mandat (2012). Pouvez-vous nous expliquer les raisons de cette mise en place ? Nous sommes organisés en coopérative, ce qui aurait pu signifier un certain immobilisme. Mais nous souhaitons lutter contre les freins au changement. Il nous faut avancer en tenant compte des mutations, mais aussi de nos forces : c’est pour cela que nous avons placé nos 1 629 magasins au cœur de notre stratégie. Nous devons tout faire pour que nos opticiens s’adaptent à ces nouvelles donnes. Optic 2000, par exemple, est effectivement un réseau de plus de 1 100 unités, mais chaque magasin est unique. Chaque opticien a un parcours de vie et des ambitions différentes. Pour les aider, nous devons donc, avant toute chose, mettre en place des outils afin de mieux les connaître. C’est pour cela que nous avons pris la décision d'implanter un nouveau système informatique. Pour ne pas prendre trop de retard, tout l’équipement devra être terminé avant la fin de l’année 2008. Le nouveau système informatique nous permettra d’ailleurs de comprendre, en temps réel, les situations de chacun, de prévenir les défaillances et de les aiguiller vers la bonne solution. Les remontées chiffrées vont nous aider à opérer des segmentations à l’intérieur des enseignes. Et cela aura des multitudes d’applications. D’abord, nous pourrons proposer des partenariats avec certains de nos fournisseurs, afin de mettre en avant leurs produits dans des unités où cela sera pertinent. Puis, il y a toute la problématique des emplacements. Car, les quartiers commerçants d’aujourd’hui ne sont pas ceux de demain. Actuellement, certains opticiens de centre-ville sont étranglés par leurs loyers, alors qu’une installation en ZAC coûte 9 fois moins cher. Les données récoltées vont pouvoir nous aider à affiner tout l’aspect géomarketing – sans parler de la politique de fidélisation, de communication… De plus, depuis déjà 2 ans, nous nouons des partenariats avec les complémentaires santé. Nous sommes persuadés que demain, les consommateurs français ne voudront plus payer d’avance pour leur équipement d’optique. Mais pour être crédible vis-à-vis de ces mutuelles et vis-à-vis de la clientèle, il faut absolument arrêter certaines "magouilles", et "laver plus blanc" dans les réseaux. D’où la mise en place d’une charte et de tout un logiciel de gestion qui, à terme, permettra au client d’obtenir un devis personnalisé en fonction de sa correction, de sa monture et de sa complémentaire. Les données resteront confidentielles et nous ferons tout pour simplifier la tâche aux opticiens, afin qu’ils puissent se concentrer sur le conseil et la vente. Mais si nous découvrons des malversations, nous n’hésiterons pas à prendre des mesures qui pourront aller jusqu’à l’exclusion du réseau. |
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