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< Précédent Terminaux de cuisson : une croissance qui se cherche Par Philippe Beaulieu, Franchise-Magazine.com Alimentaire, publié le mercredi 25 avril 2007 Malgré des atouts certains : la possibilité pour les franchisés d’accéder aux métiers du pain sans formation longue ni horaires contraignants et l’accueil favorable des consommateurs, les terminaux n’ont pas tenu toutes les promesses dont ils étaient porteurs. Le secteur des terminaux de cuisson est, depuis longtemps, un des plus actifs des professions alimentaires. Et il attire toujours de nombreux candidats au commerce organisé. Pourtant un certain nombre de clignotants sont à l’orange. Le nombre de réseaux actifs, par exemple, est en recul depuis plusieurs années : alors qu’une vingtaine de chaînes était en phase de recrutement à la fin de la décennie 90, on n’en recense plus aujourd’hui qu’une dizaine. Et même si de nouveaux concepts apparaissent régulièrement, peu d’enseignes ont vraiment décollé et dépassé la centaine d’unités.
Parmi les chaînes établies, seule La Mie Câline a poursuivi une croissance régulière et aligne désormais 155 unités dans l’Hexagone, dont 149 en franchise. Entre 10 et 15 unités nouvelles rejoignent le réseau chaque année. Il s’agit d’un succès notable pour l’enseigne vendéenne apparue il y a une vingtaine d’années. Mais elle est encore loin de son but, que ses dirigeants ont, à plusieurs reprises, estimé à 500 points de vente dans l’Hexagone. « En faisant la même chose tous ensemble, de façon identique sur l’ensemble du territoire – les magasins sont uniquement situés en centre ville -, nous passons peut-être à côté d’une partie de la clientèle globale potentielle, affirme son PDG, André Barreteau. Mais, en contrepartie cela nous permet de nous hyperspécialiser, avec le maximum de moyens, dans chacune des facettes de notre métier (agencement, logistique, marketing, etc.) et de rendre nos magasins les plus performants possibles dans leur environnement ». Une stratégie qui est complétée par une animation et une communication soutenue, en particulier par le biais de différentes opérations de sponsoring.
Apparus au début des années 80, les terminaux de cuisson ont véritablement consolidé leurs positions depuis le milieu des années 90. Mais aucun réseau regroupant plusieurs centaines d’unités n’a, comme dans d’autres professions, vu le jour jusqu’à présent. Plusieurs raisons à cela : d’abord la réalité de l’activité elle-même. Même si la contrainte du travail de nuit a été supprimée, il s’agit d’un métier physique qui nécessite une présence importante dans le point de vente. Ensuite la boulangerie traditionnelle a réagi fortement à l’expansion des concepts. Pas seulement en se lançant dans la bataille contre l’ouverture des terminaux de cuisson sept jours sur sept. Mais aussi en concevant, sous l’égide des groupements meuniers, de véritables concepts de magasins. Le plus développé d’entre eux, Banette fédère ainsi 3 000 artisans, dont 800 ont adopté son enseigne. Et on a même pu voir, lors du récent Franchise Expo, Banette tenir, pour la première fois, un stand, et marcher ainsi sur les plates-bandes de la franchise.
07/01/2008 - Terminaux de cuisson 2006-2007 : hormis le leader, le secteur marque le pas |
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