Instituts 2005/2006 : les leaders dynamisent le secteur et attirent de nouveaux acteurs

La beauté affiche une forme étonnante voire détonante. Entre 2005 et 2006, le nombre d’instituts en franchise a augmenté de 25 %, et ce sans compter les “petits nouveaux” , puisque pas moins de 7 réseaux sur les 18 présents dans notre annuaire sont là pour la première fois. Trois d’entre eux – Body Story, Decléor Aromasphère, Omnisens – sont des nouveaux concepts qui se sont ouverts à la franchise en 2006.
Un dynamisme dû en grande partie à la “mutation” des centres d’épilation sans rendez-vous (mais avec abonnement) tels Esthétic Center (ex-Epil Center). Nés dans la deuxième moitié des années 90, ces enseignes ont très vite compris que la seule épilation ne leur garantirait pas la pérennité de leur réseau. Car, pour fidéliser la clientèle et faire face à la concurrence, il faut absolument afficher des prix “plancher”, ce qui réduit d’autant les marges potentielles…
Au fur et à mesure, ces premiers acteurs ont donc intégré des soins du visage et du corps dans leurs offres, des services à plus forte valeur ajoutée qui leur permettent avec la même main d’œuvre d’augmenter leur chiffre d’affaires. Et cette nouvelle formule semble séduire. Des chaînes comme Body Minute ou, dans une moindre mesure, Citron Vert ont affiché en 2006 des évolutions spectaculaires de leur parc de magasins.
En parallèle, ces réseaux qui se voulaient des discounters de la beauté sont venus grignoter des parts de marché aux “historiques” du secteur. Du coup, des enseignes comme Simone Malher ou Guinot ont sorti leurs griffes. La première a même affiché une augmentation de son parc de près de 20 % et annonce quatorze unités supplémentaires à venir en 2007.
Profitant de cet engouement, les grands noms de la beauté (Carita, Decléor, Cinq Mondes…) se sont immiscés cette année dans notre annuaire. Ces marques n’hésitent plus à afficher leur existence et leurs velléités de développement. Connues d’abord pour la qualité de leurs produits, elles se muent en enseigne pour fidéliser leur clientèle et surtout s’offrir des vitrines haut de gamme qu’elles peuvent dupliquer à l’international. Jouant sur cette image de prestige, il n’est pas anormal de constater que leurs perspectives de développement ne dépassent pas la dizaine.
Synthétisant ces deux tendances du marché (généralisation des offres multi-soins et arrivée du haut de gamme), Body Story signe son entrée sur le marché de la franchise. Membre du clan des instituts “sans rendez-vous mais avec abonnement”, ce réseau en devenir souhaite cependant se détacher de l’image “discount” et annonce pouvoir offrir des soins plus qualitatifs que ses concurrents, tout en restant dans les mêmes fourchettes de prix. Avant de se lancer dans le commerce associé, la direction a d’abord ouvert cinq succursales dans des quartiers “tendance” de la capitale. Quatre de ces instituts sont aux mains de franchisés et huit autres unités sous cette forme sont annoncées pour 2007.
Quant à Magn’Hom, enseigne exclusivement destinée à l’homme, elle n’a pas encore tenu ses promesses avec une ouverture au lieu de cinq attendues : preuve qu’elle doit encore apprivoiser sa clientèle ?
Enquête Novembre 2006