
- Le concept
Un magasin de chaussures tourné vers le haut de gamme (prix des ballerines : 69 euros). Les gammes proposées portent des noms “tendance” (Rustic Mode, Neo chic) et sont présentées avec le sac assorti. Le rayon sport joue la carte des marques.
- Le marché
Les Français seraient les deuxièmes plus gros consommateurs de chaussures au monde : 5,6 paires de chaussures par an et par habitant. Soit 340 millions de paires vendues par an pour un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros. La France compte 10 000 points de vente spécialisés, plus 1 500 magasins de prêt-à-porter distribuant des chaussures (chiffres donnés par le MIDEC, salon international de la chaussure).
Du côté des enseignes répertoriées dans l’annuaire 2007 de Franchise Magazine, ça ne va pas très fort. Sur la période 2005/2006, la croissance du nombre d’unités est de 1 %. Un chiffre qui dissimule un fort turn-over : 34 ouvertures contre 32 sorties de réseau. Autre signe inquiétant : cette progression n’est orchestrée que par les résultats positifs de 3 enseignes (sur 13). Ces réseaux sont soit, ultra spécialisés : Géox ou Petits Petons. Soit, repositionnés sur un segment du marché plu haut de gamme, plus glamour : San Marina.
- L’entreprise
Raconter l’histoire d’André, c’est un peu raconter l’histoire économique de la manufacture française des origines à nos jours.
Il faut remonter en 1896 lorsque Albert Levy reprend la Manufacture Nancéenne de Chaussures. C’est en 1903, que des magasins baptisés Mathieu ouvrent à Paris. Les frères Levy vont alors racheter deux boutiques dans la capitale qui portent l’enseigne André, en souvenir du fils décédé de l’ancien propriétaire. La saga est lancée.
De fabricant distributeur, André est devenu le groupe André. En 1980, le groupe se lance dans la distribution de chaussures en périphérie des villes La Halle aux Chaussures, Chaussland, Minelli, Orcade. Puis en 1988, ils rachètent des marques de prêt-à-porter comme Caroll, Creeks, Liberto, Kookaï.
En 1998, c’est le début de la crise pour André qui ferme 76 magasins peu rentables.
En avril 2000, le groupe passe sous la coupe du fonds d’investissement NR Atticus. Un an plus tard, le groupe André devient Vivarte et son président Georges Plassat promet d’en faire le leader européen de l’équipement de la personne.
En janvier 2004, l’enseigne passe dans le giron de PAI et en décembre 2006, c’est le fonds Chaterhouse qui devient le nouveau propriétaire.
Georges Plassat a tenu sa promesse. L’ex-groupe André a été revendu pour 3,5 milliards d’euros contre 1,5 milliard 2 ans auparavant. Dernièrement, Le groupe a racheté Le groupe Naf-Naf (enseignes Naf-Naf et Chevignon) pour 200 millions d’euros.
Entre-temps l’enseigne André a connu toute une série de bouleversements. Changement de président, fermetures de magasins, changement d’identité visuelle et de concept de boutiques, changement de positionnement pour se tourner vers le milieu haut-de-gamme (ambiance glamour, présentation de collections exclusives ou sous licence).
- La proposition
La tête de réseau s’adresse en priorité à des commerçants qui possèdent déjà un local dans le cœur des villes moyennes à forte valeur ajoutée. Mais la direction n’a pas souhaité nous donner le taux de la commission versée. Tous les dossiers sont étudiés minutieusement.
- L’avis de la rédaction de Franchise-Magazine.com
Difficile de dire non à l’une de nos plus vieilles enseignes de chaussures. L’actuel président étant un peu “le monsieur SOS de la chaussure” chez Vivarte (il a redressé Minelli et Fosco), ses méthodes ont déjà fait leurs preuves. Quant au groupe Vivarte, c’est désormais l’un des fleurons de l’équipement de la personne… Alors…