
- Le concept
Une boutique de prêt-à-porter femme de 90 m² mélangeant les tons clairs (nuances de blanc et de beige) et les matières chaudes (meubles et sol en bois exotique). Les décors des cabines et des fonds de caisse changent en fonction des saisons.
Matin Blanc s’adresse aux femmes de 25 à 50 ans à la recherche de vêtements issus de l’éprit “créateur” mais à un prix se situant dans le moyen-de-gamme (prix d’un pantalon : 99 euros). La direction insiste particulièrement sur le côté pratique de ces vêtements : ils passeraient tous à la machine à laver.
Quant aux collections, elles se déclinent de façon classique : 2 par an, plus des arrivages spécifiques en fonction des “tendances” ou des accessoires à assortir.
- Le marché
Le marché du prêt-à-porter féminin pèse 10,7 milliards d’euros en France. Et les experts du secteur ne prévoient pas franchement de hausses spectaculaires pour les années à venir. Les études soulignent aussi les difficultés que rencontreraient des “généralistes” du PAP femme, s’ils arrivaient sur le marché français aujourd’hui. Car sur ce créneau la demande semble déjà bien comblée via notamment des géants succursalistes comme H&M ou Zara… Pour gagner des parts de marché, il faut donc se distinguer. Soit, en ciblant des besoins particuliers (seniors, femmes rondes…). Soit, en proposant des lignes originales (Comptoir des Cotonniers ou Zadig&Voltaire).
- L’entreprise
Matin Blanc est une marque enseigne de prêt-à-porter féminin, née en 2000 en Belgique. Ses créateurs, la famille Leidensdorf, aurait une longue expérience dans la fabrication et le commerce de textile.
Pour l’heure, la marque-enseigne ne détient aucun point de vente physique en France mais est déjà distribuée via le site de La Redoute.
De plus, Matin Blanc est diffusée en Belgique via 15 points de vente : 5 succursales à l’enseigne et 10 corners à l’intérieur des grands magasins Inno.
La maison mère en Belgique annonce un chiffre d’affaires prévisionnel de 4 millions d’euros pour 2007.
Quant aux projets, en plus de l’ouverture de points de magasins en France, la tête de réseau serait en train de négocier afin de s’installer en corner dans les grands magasins à l’échelle européenne.
- La proposition
Selon les besoins et les possibilités de financement de ses futurs partenaires, Matin Blanc propose au choix la franchise ou la commission-affiliation. La boutique devra se situer dans un “lieu stratégique de la ville où il y a beaucoup de passage”. Le futur partenaire ne devra pas forcément être issu de l’univers du prêt-à-porter mais devra avoir le sens du commerce et de véritables affinités avec le produit. Michael Leidensdorf, le directeur général, parle même de “coup de cœur”. Côté plan de développement, il est question d’atteindre les 4 unités en partenariat d’ici à la fin 2008, rythme qui devrait tenir sur les 4 premières années du réseau. L’investissement initial hors pas de porte oscillerait entre 700 et 900 euros/m². Toujours selon la maison-mère, une boutique, après 3 ans d’exercice, réalise un chiffre d’affaires de 450 000 euros.
- L’avis de la rédaction de Franchise-Magazine.com
En matière de mode, difficile de savoir ce qui va remporter ou pas l’adhésion des clientes. Les lignes de Matin Blanc, se rapprochant de celles de Comptoir des Cotonniers, cela augure un certain succès.
Le plan de développement semble des plus raisonnables (4 ouvertures/an sur les 4 premières années). Et la direction a pris le temps d’éprouver ses modèles et ses boutiques avant de se lancer en commerce indépendant organisé. Reste à savoir si l’équipe du siège (9 personnes) arrivera à gérer la coexistence des 3 modèles économiques dans son réseau (succursale, franchise et commission-affiliation)…