
- Le concept
Un espace de détente d’environ 150 m² offrant une décoration zen. À l’intérieur du pilote, 9 personnes (6 en équivalent temps plein) vous attendent pour vous procurer les bienfaits du massage dit de “bien-être”. Plusieurs techniques sont proposées pour une gamme de prix allant de 15 à 130 euros. Le concept comporte un espace accueil, un espace de repos pour prendre des boissons (du thé.…), un espace de ventes pour les “produits maison” et les cabines.
- Le marché
Difficile en France d’arriver à déterminer combien de personnes vont en institut pour profiter des bienfaits du massage. Tout simplement parce que la législation française protège la profession de masseur-kinésithérapeute (Code de la santé publique, article L. 487) : pour pratiquer des massages en France “dans un but thérapeutique ou non”, il faut être diplômé d’état et donc être kinésithérapeute. C’est pourquoi les instituts de beauté parlent de modelage. Certaines esthéticiennes ayant pratiqué des massages ont été poursuivies pour exercice illégal de la profession. Car le fait de préciser le type de massage (Ayuvédique, bien-être…) ne change rien au délit, passible de 30 000 euros d’amende et de 2 ans de prison.
Cependant, une certaine jurisprudence serait en train de se mettre en place pour toute la partie “bien-être”. Par ailleurs, des pays européens (Belgique, Allemagne, Angleterre) ont mis en place des formations d’état pour le “massage de bien-être”.
De son côté, le concept Mille et Un BIen-Être a décidé de retirer le mot de toutes ses publicités et de ses supports. La fondatrice préfère désormais appeler les soins prodigués par leurs spécificités. Ainsi, on peut se faire offrir “un californien” ou “un thaïlandais”.
- L’entreprise :
Mille et un Bien-Être est née de l’envie de Florence Deluy. Diplômée de l’ICN de Nancy, la jeune femme a passé 10 ans dans les télécoms. D’abord cadre au sein de SFR, elle est entrée par la suite chez Swisscom. Basée en Suisse, mais très mobile à cause de ses responsabilités, elle profite de ses voyages pour s’offrir des pauses “détente” dans les centres de massages de Londres ou New York. De retour en France, et bien décidée à monter sa propre entreprise, elle part à la recherche de la “bonne ville” pour ouvrir son premier institut et pourquoi pas son réseau. Conseillée par des spécialistes de la franchise, elle entend dire que Lyon est une des villes les plus difficiles à appréhender pour un commerçant : elle se lance.
Le premier centre ouvre ses portes en 2004, rue Ferrandière dans le quartier des Cordeliers sur 100 m². Ce pilote a réalisé en 2006 un chiffre d’affaires de 450 000 euros. Début 2007, une deuxième unité de 200 m² est inaugurée à quelques pas de la Part-Dieu. Fin 2006, la SARL a réalisé un CA de 550 000 euros et compte quelques 15 000 clients.
- La proposition
Mille et Un Bien-Être souhaite se développer en franchise. La durée du contrat est de 6 ans, les droits d’entrée s’élèvent à 12 000 euros. La formation initiale de 3 semaines pour le franchisé et de 3 semaines pour les équipes, coûte 6 000 euros. La redevance mensuelle est fixée à 1000 euros plus 100 euros par cabine. L’investissement initial moyen estimé pour un local de 150 m² est de l’ordre de 200 000 euros, hors droit au bail. Le franchiseur demande un apport personnel entre 80 000 et 150 000 euros. L’implantation devra se faire dans des agglomérations à fort potentiel (min 50 000 habitants). Clientèle de cadres stressés bienvenue…
- L’avis de la rédaction de Franchise-Magazine.com
Voilà une idée sympathique, originale et testée pendant trois ans par sa fondatrice. Conseillée par un avocat spécialisé, elle souhaite d’ailleurs être prévenante vis-à-vis des candidats quant à l’utilisation du mot “massage”. Cela dit , certains spas urbains implantés en région parisienne ne se privent pas et l’idée devrait faire son chemin.
Il est certain que le concept fonctionne et plaît à la clientèle. Cependant, comme le précise d’ailleurs le franchiseur, le salon se doit d’être implanté à proximité d’une clientèle urbaine à revenus assez élevés. Les horaires d’ouverture sont prévus afin de s’adapter au mode de vie de ces cadres. La boutique de Lyon est ouverte non-stop jusqu’à 21h certains soirs. D’où la nécessité d’avoir du personnel et de faire face à son turn-over, courant dans ce type d'activité. La tête de réseau souhaite donc que son futur partenaire soit “avant tout un manager d’hommes et un gestionnaire”. Le concept demande aussi une grande réactivité puisque les rendez-vous peuvent être pris le jour même via le site Internet de l’enseigne. Des développements sont possibles comme le fait d’offrir des prestations à des entreprises.