
- Le concept
Un salon de coiffure de petite taille, en tout cas pour le pilote (50 m²), aux couleurs chaleureuses et modernes (noir laqué et marron foncé). Son originalité ? Eh bien justement être destiné aux femmes de diverses origines. Niwel signifie cheveux en Swahili, langue pratiquée au Kenya ou encore en Tanzanie. Les coiffeurs, rompus aux techniques classiques du groupe Franck Provost ont en plus la particularité de maîtriser le travail des cheveux “afros”. Ce salon d’un nouveau genre souhaite s’adresser en particulier aux femmes à la recherche d’un environnement de qualité, ne trouvant pas forcément leur bonheur dans les boutiques indépendantes. Niwel se veut le Franck Provost de la coiffure ethnique, mais reste ouvert aux clients de type européen.
- Le marché
Étrangement, les géants mondiaux de la cosmétique ne se sont intéressés à ce marché que depuis très peu de temps (début des années 2000 pour L’Oréal). L’offre actuelle est donc encore restreinte. Les coiffures afros étant pour la plupart pratiquées dans de petites échoppes sans enseigne ou à la maison, il est difficile d’avoir une idée précise des dépenses annuelles des consommatrices. Les statistiques ethniques étant interdites en France, le flou demeure… Les différents cabinets qui se sont penchés sur la question oscillent entre 3 et 7 millions de clientes potentielles.
- L’entreprise
Niwel est une émanation du groupe Franck Provost qui développe aussi l’enseigne Fabio Salsa. Soit environ 500 salons en France (dont 180 en succursales et le reste en franchise). Le groupe devrait réaliser en 2007 un chiffre d’affaires de 230 millions d’euros. L’équipe de développement est donc parfaitement rodée.
Cette nouvelle enseigne est née d’un test mené pendant 18 mois dans le salon des Galeries Lafayette à Paris. Pour résumer : les membres de l’équipe dédiée à la coiffure ethnique y représentent 5 % du staff et réalisent 15 % du chiffre d’affaires de cette unité. La direction a donc décelé le potentiel.
Mi-août, un premier salon Niwel a ouvert dans le centre commercial Belle-Épine (94). Le chiffre d’affaires y serait deux fois supérieur au prévisionnel. Du coup, d’autres ouvertures en centres commerciaux sont déjà prévues d’ici à la fin de l’année.
Pour l’aider sur ce créneau, Franck Provost a passé un partenariat avec L’Oréal et sa gamme de produits Mizani.
- La proposition
La direction de Franck Provost souhaite encore continuer ses tests de salons en succursale. Un flagship de 150 m² (comprenant un salon de beauté) devrait ainsi voir le jour dans Paris.
Le lancement en franchise devrait avoir lieu fin 2008. Côté profil du futur partenaire, l’équipe de développement pense – pour l’instant – s’adresser à des coiffeurs spécialisés dans ces techniques si particulières qu’ils formeront au "savoir faire Franck Provost". Les salons se situant dans le moyen de gamme, les conditions d’accès à l’enseigne seront similaires à celles de Franck Provost (120 000 euros hors pas de porte). Quant au plan de développement, la direction pense à terme pouvoir ouvrir entre 50 et 100 salons Niwel en France.
- L’avis de la rédaction de Franchise-Magazine.com
Il était temps ! L’offre n’existant pas sur ce créneau du moyen de gamme, le positionnement de l’enseigne est des plus judicieux. Et puis, il est difficile de ne pas faire confiance à un groupe comme Franck Provost qui de toute façon annonce vouloir au minimum un an d’exercice en succursale avant de s’adresser à de futurs partenaires. Si le succès de la première unité se renouvelle dans les suivantes, la direction devra quand même prendre les devants assez rapidement : une bonne idée est souvent vite copiée.