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Apport personnel en franchise : prévoir plus pour risquer moins
Par Philippe Beaulieu, Franchise-Magazine.com, publié le 23 mars 2009
Le montant global de l’investissement requis pour rejoindre l’un des 400 réseaux qui ont répondu à notre enquête de janvier 2009 s’élève à 197 308 €. Même si le panel n’est pas exactement le même d’une année sur l’autre, le résultat n’indique pas d’évolution significative. Pourtant, bien des questions se posent, liées à l’évolution de la situation économique : en particulier le coût des locaux commerciaux va-t-il baisser ?
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Les experts interrogés se gardent de faire des prévisions et estiment, tout au plus, que les prix de l’immobilier commercial n’augmenteront pas. Mais si la baisse a lieu, elle risque de peu affecter les emplacements "numéro 1". Ce type de localisation est limité, et la demande toujours présente : cela ne pousse pas à une baisse des prix.
La restauration apparaît comme le secteur où le ticket d’entrée est le plus onéreux, avec 478 157 € et une pointe à 735 000 € dans la restauration à thème. Elle est suivie du meuble (269 680 €). Si ces montants sont en rapport avec les résultats que ces activités peuvent dégager, des interrogations se font jour pour l’avenir. En particulier dans la restauration, où l’on constate déjà, du fait de la crise, une baisse du ticket moyen : dans ces conditions, tous les réseaux arriveront-ils demain à rentabiliser leurs investissements ? A l’opposé, les concepts intervenant dans le domaine des services ne réclament que 69 338 € en moyenne, avec un minimum dans la communication (24 650 €). Toutes enseignes confondues, l’apport personnel minimum estimé nécessaire s’élève à 65 135 €, soit 33 % de l’investissement total. Un chiffre qui varie toutefois beaucoup en fonction du secteur, de ses perspectives... et de l’appréciation prévisible des banquiers. Dans les services, la moyenne atteint ainsi 54 %. Elle monte à plus de 60 % pour les chaînes d’agences immobilières, et plus de 70 % dans certains segments des services aux entreprises ou aux particuliers.
La conjoncture n’est pas seule en cause. Dans les services, on part souvent de rien. Il faut se faire connaître, se constituer une clientèle… et donc disposer de fonds propres solides pour franchir ce cap. Dans ces conditions, il est souvent difficile d’obtenir un emprunt important, d’autant que les banques ne peuvent pas prendre de garanties sur un local ou des équipements… qui, dans bien des cas, n’existent pas. A l’inverse, le besoin en fonds propres est plus bas (30 % en moyenne, voire moins) dans la coiffure, l’optique, l’achat-vente, la restauration rapide ou encore les grills. Des activités qui semblent résister mieux que d’autres à la crise ou qui rassurent davantage les prêteurs.
Les segments qui demandent les taux d’apport les moins élevés semblent donc, en grande partie, être ceux qui apparaissent comme les moins fragiles, voire les plus porteurs dans la conjoncture économique actuelle. Il reste bien sûr à apprécier les investissements et apports personnels annoncés par chaque enseigne, et surtout la corrélation entre l’investissement et le résultat espéré. Si l’activité est solide et la rentabilité réelle, l’investissement est justifié et son montant ne doit pas effrayer. Aux franchisés de demander à la tête de réseau toutes les explications nécessaires et de rencontrer des franchisés en place, pour vérifier si les dires du franchiseur correspondent à la réalité du réseau.
Tous les montants d'apport demandés, réseau par réseau
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