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Formation et ouverture : démarrer sur des bases solides
Par Olivia Leroux, Franchise-Magazine.com, publié le 19 mai 2010
Si le franchiseur doit savoir faire, il est aussi primordial qu’il sache transmettre. Transmettre une technique, des méthodes, un discours commercial… bref, la dynamique propre à son concept. C’est l’objet de la formation initiale du franchisé.
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Toutes formules de commerce indépendant organisé et tous secteurs d’activités confondus, la durée moyenne de la formation initiale délivrée par les enseignes s’élève, selon notre dernière enquête, à 20 jours. La restauration arrive en tête, avec 37 jours, suivie de l’habitat (27), puis, au coude-à-coude, de l’alimentaire et de l’automobile (23). A l'opposé, des activités comme la presse, la vente de gadgets, l’optique, la coiffure, la maroquinerie ou l’habillement se révèlent particulièrement peu gourmandes en la matière.
Rien que de très logique selon les experts. "Tout dépend de la technicité du métier visé et de l’ampleur du savoir-faire à intégrer", note ainsi Gil Brodin (direction de la franchise, BPCE, Réseau des Caisses d’Epargne) La très grande majorité des enseignes ne débutent cette formation qu’après la signature du contrat de franchise. Elles protègent ainsi leur savoir-faire en n’en communiquant les "secrets de fabrication" qu’aux candidats qui se sont formellement engagés à leurs côtés. Près d’un quart d’entre-elles, pourtant, la commencent avant. Notamment dans les activités nécessitant des formations très longues. "Ou chez certains franchiseurs, qui profitent de cette mise à l’épreuve pour évaluer ce que le candidat a vraiment "dans le ventre" ", indique la consultante Pascale Pécot (Adventi Franchise). Au-delà de ces données pratiques, c’est toutefois bien son contenu qui fait la qualité d’un apprentissage. Et dans ce domaine, on voit de tout. "Produit, vente, management, gestion, informatique… les possibilités en matière de formation sont extrêmement variées", souligne l’avocat Marc Lanciaux.
Normalement, l’étude du DIP doit aider le candidat à y voir plus clair. Les bons franchiseurs donnent en annexe du document, sinon leur plan de formation in extenso, au moins des éléments sur son contenu. Indices qu’il ne devra pas hésiter à compléter, indique Pascale Pécot, "en jouant les "poils à gratter" auprès des responsables de l’enseigne visée". Notamment, insiste-t-elle, pour savoir qui – le développeur lui-même ? Un directeur de magasin du réseau ? Un intervenant extérieur ? - assure cette transmission du savoir-faire. Car "on ne s’improvise pas formateur".
Afin de passer de la théorie à la pratique, les enseignes déploient très souvent un service d’assistance au lancement. En clair, des animateurs sont envoyés dans le point de vente du franchisé, afin d’en accompagner l’ouverture. "C’est le moment où la formation initiale va être consolidée in situ", remarque Gil Brodin. "Avec un vrai magasin, de vrais clients et… de vrais ennuis", ajoute Pascale Pécot.
Rien n’est imposé aux enseignes dans ce domaine. Cela étant, leurs pratiques sont révélatrices de leur politique réseau. "Un franchiseur fortement intégré aura tendance à prendre ses franchisés par la main, à rester longtemps avec eux dans leur magasin. Un autre, qui fait la part belle à l’indépendance de ses partenaires, choisira à l’inverse de n’assurer dans ce domaine que le service minimum", explique ainsi l'avocat Marc Lanciaux.
Attention, la crise a amené certains franchiseurs à réduire la voilure en nombre d’animateurs. Une raison supplémentaire pour le candidat de se montrer curieux et tenter d’obtenir les indications les plus précises qu’il soit quant à la manière dont l’enseigne prévoit de le soutenir. Et Pascale Pécot de rappeler, pour conclure; que "la formation et l’assistance sont, en franchise, des enjeux aussi basiques qu’essentiels".
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