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Poste par poste : le coût du "clé en main"
Par Olivia Leroux, Franchise-Magazine.com, publié le 14 avril 2010
Bonne nouvelle : les franchiseurs sont de plus en plus transparents quant au coût de lancement d’un point de vente à leur enseigne. Attention, toutefois, à bien mesurer la cohérence entre les investissements requis et la rentabilité attendue du concept.
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Deux enseignements préalables ressortent des chiffres communiqués par les 440 réseaux qui ont répondu à notre enquête Investissement cette année. Ces données, d’abord, ont globalement peu évolué par rapport à 2009, signe qu’en dépit d’une conjoncture difficile, les têtes de réseaux ne sont pas prêtes à brader leurs concepts. Elles révèlent, ensuite, que d’un secteur d’activité à l’autre, les investissements à consentir pour lancer son business sont extrêmement variables.
En matière de stock initial, il en coûtera en moyenne au nouveau franchisé 27 000 €. Avec, sans surprise, un trio de tête composé des supermarchés, des solderies et des spécialistes du meuble et de la décoration, commerces nécessitant un assortiment conséquent. Et à l’inverse des investissements faibles voire nuls dans des activités de services comme les agences immobilières, le soutien scolaire ou l’aide aux personnes âgées. Ainsi que dans la restauration rapide, peu gourmande en termes de réserves.
Dans tous les autres métiers ou presque, le stock initial représente un investissement conséquent. Il est certes susceptible d’être financé par les banques, "mais sur 2 à 3 ans, 5 au maximum si elles se trouvent face à des réseaux très solides, en tous cas pas davantage", souligne Chantal Fernandez (pôle franchise de LCL).
D’où l’importance pour le candidat de se montrer particulièrement vigilant au moment d’étudier le DIP. Qui doit, estime l’avocat Alain Cohen (Cabinet Cohen), donner "des informations claires et précises sur quatre points primordiaux : le montant de ce stock initial, sa composition, son financement et les conditions de reprise éventuelle en cas d’invendus".
Le stock n’est pas l’unique contrainte que devra gérer le franchisé durant son premier exercice. "Il avance alors en aveugle, souligne Chantal Fernandez, sans aucun repère financier… Il connaît certes à peu près ses charges (salaires, loyer...) mais ne maîtrise pas ses rentrées". C’est pourquoi, insiste-t-elle, le fonds de roulement dont il doit disposer, la trésorerie de départ autrement dit, revêt une si grande importance. "Sans cette sécurité, le franchisé ne peut tout simplement pas travailler sereinement", explique la banquière. Les montants des besoins en fonds de roulement (BFR) communiqués par les enseignes s’étalent de 14 509 € dans la restauration, à 35 702 € dans l’équipement de la maison. Il est traditionnellement bas dans les commerces où le client paye cash : boulangeries, terminaux de cuisson, pizza... A l’inverse, élevé dans le meuble, l’horlogerie-bijouterie, les jardineries, les maisons individuelles ou encore les agences immobilières.
Si la franchise est la duplication d’un modèle économique, elle est aussi celle d’un concept commercial. Et notamment d’un modèle "physique" de magasin, imaginé, testé et normalement éprouvé par l’enseigne. C’est pourquoi rejoindre une chaîne implique un certain nombre de dépenses, destinées à mettre son point de vente aux couleurs et aux normes de la marque. Un agencement dont le coût s’établit en moyenne, selon notre enquête, à 618 €/m². Avec des pointes au-delà des 1 500 €/m² chez certaines enseignes de restaurants, glaciers, chocolatiers ou opticiens.
Enfin, le franchisé devra aussi prévoir d’investir en publicité lors de l'ouverture de son point de vente, afin de le faire connaître et de lancer son activité. Un poste qui en moyenne lui coûtera 6 963 €. "Ce montant doit être mentionné dans le DIP", rappelle Alain Cohen. Qui souligne aussi que le franchiseur doit être, dans ce domaine, force de proposition et de conseil pour accompagner son nouveau partenaire.
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