Profils recherchés : 450 enseignes dévoilent leurs préférences
Une enquête exclusive de Franchise-Magazine.com auprès de 450 réseaux.
Votre âge, votre sexe, votre expérience professionnelle, votre apport personnel et vos qualités font-ils de vous un candidat intéressant pour les enseignes ? Notre enquête, auprès de 450 d’entre elles, dévoile les préférences des développeurs. Alors, avez-vous le profil ?
A la question
"Pour vos franchisés, quel âge recherchez-vous ?", près de 3 enseignes sur 4 (333 sur 450) répondent ne pas avoir de priorité. Parmi la centaine qui, en revanche, affiche une préférence dans ses recrutements,
ce sont les 30-40 ans qui arrivent en tête (21 % des citations) et ont ainsi la cote. Ils sont suivis des plus de 40 ans (17%). Les
jeunes entrepreneurs (moins de 30 ans), ne recueillant, eux, qu’un nombre limité de suffrages de la part des réseaux.
Homme, femme ou couple ? Peu importe ! Sur les 450 réseaux ayant répondu à notre enquête, 384 (85%) affirment n’avoir, là encore,
"pas de priorité". Les chaînes affichent donc globalement leur ouverture. Mais 15 % d’entre elles revendiquent tout de même leurs préférences.
Elles vont aux femmes pour 13 chaînes, principalement issues de la beauté ou de l’habillement ;
aux hommes pour 8 réseaux, essentiellement des secteurs de l’automobile et de l’amélioration de l’habitat ;
aux couples enfin pour 20 enseignes, dont 11 leur donnent même l’exclusivité dans des domaines aussi variés que l’alimentaire, la restauration ou l’équipement de la maison.
Nous avons demandé aux responsables d’enseignes de nous indiquer
"qui ils recherchaient sur le plan des origines professionnelles". Avec ici également quatre possibilités :
"des cadres", "des commerçants", "des investisseurs" ou "pas de priorité". C’est cette dernière réponse qu’ont choisi 45 % d’entre eux (201 sur 450).
Sur la grosse moitié de réseaux qui exprime un penchant, ce dernier va d’abord aux commerçants (à entendre au sens large : commerçant, artisan, chef d’entreprise…).
Avec 194 voix, ce statut professionnel est ainsi le plus recherché. C’est surtout le cas dans l’habillement (64 % des enseignes), l’équipement de la personne (58%) et l’amélioration de l’habitat (54%).
Le statut de cadre (qui doit lui aussi s’entendre au sens large : cadre moyen ou supérieur, agent de maîtrise, chef de rayon, agent commercial, etc.) arrive légèrement en retrait, en intéressant
161 réseaux sur 450. 117 d’entre eux indiquent courtiser à la fois des cadres et des commerçants. Toutefois 35 enseignes les recherchent bel et bien exclusivement. Ils sont très majoritairement (26) issus du secteur des services, aux particuliers, à la personne mais surtout aux entreprises.
A noter, enfin, que
le profil d’investisseur continue à séduire de moins en moins les réseaux, qui ne sont que 39, cette année, à l’inclure dans leur cible.
Vaste question à laquelle les franchiseurs répondent majoritairement par… la négative. Ils sont ainsi 379 à avoir répliqué
"non" contre 68
"oui", à la question :
"les candidats doivent-ils être obligatoirement issus de votre secteur d’activité ?"
Nous avons également demandé aux enseignes d’expliciter leur choix, si elles le souhaitaient. Parmi celles qui ont répondu
"oui" : 37 ont affirmé que, les concernant,
"les professionnels du secteur étaient plus rapidement opérationnels". Celles qui ont répondu
"non" mettent à l’inverse en avant la
meilleure aptitude des "néophytes" à s’emparer de leur concept.
La moyenne des montants d’apport personnel réclamés par les 450 réseaux interrogés s’établit, tous secteurs d’activités et toutes formules de développement (franchise, commission-affiliation, concession, etc.) confondus, à
63 758 euros.
Une étude plus approfondie de l’enquête montre qu’
ils s’échelonnent de 2 000 à 750 000 €. Une fourchette très large qui
reflète la diversité des concepts disponibles sur le marché.
Parmi les segments les moins gourmands (en-dessous de 50 000 €), citons la coiffure, les cavistes, le vitrage automobile, les agences immobilières, le courtage en travaux ou encore la recharge de cartouches d’encre. A l’opposé, les supermarchés, le jardinage, les solderies, le meuble ou encore la restauration rapide figurent parmi ceux qui demandent à leurs candidats
plus de 100 000 euros.
Sans surprise, les trois qualités les plus recherchées par les enseignes sont les suivantes :
le candidat idéal doit être "commercial", "gestionnaire" et "manager". Avoir
"l’esprit réseau" est évidemment un plus.
Il faudra quelques compétences supplémentaires aux candidats souhaitant rejoindre l’un des 30 réseaux (sur 450) qui recherchent uniquement des
partenaires aptes à ouvrir "2 ou 3 unités minimum".
A noter qu’en revanche rares sont les chaînes à donner de l’importance au
niveau d’études de leurs candidats. Excepté dans les activités qui, en conformité avec la législation, requièrent un
diplôme spécifique pour être exercées : optique, coiffure, immobilier.
Lire aussi sur ce sujet l'édito de la rédaction.