Investissement initial : les franchiseurs augmentent légèrement leurs prix
D’après notre enquête, menée en janvier auprès de 564 d’entre eux, les franchiseurs affichent en 2012 des prix d’accès à leurs réseaux légèrement supérieurs aux années précédentes. L’investissement initial moyen à prévoir pour se lancer ressort ainsi, tous secteurs confondus, en hausse de 4,3 %, à près de 206 000 euros. Dans une conjoncture incertaine, la vigilance est donc de mise chez les enseignes. Elle doit l’être tout autant, insistent les experts, chez les candidats.
Le montant moyen des droits d’entrée réclamés par les enseignes en 2012, est à 72 euros près identique à celui de 2011. Soit de 17 232 €, tous secteurs et chaînes confondus. Un chiffre stable, donc. Il n’y a d’ailleurs aucune raison qu’il en soit autrement, souligne Nathalie Dubiez, spécialiste de la franchise chez HSBC France. Qui rappelle que cette redevance initiale forfaitaire
"doit couvrir tous les frais que le franchiseur a consenti pour déployer son réseau dans de bonnes conditions : élaboration du concept, rédaction des DIP, manuel opératoire et contrat, dépenses en avocats et experts-comptables, recherche des candidats, assistance au démarrage…"
Globalement, les enseignes de la restauration (à table ou rapide), de l’alimentaire et des services (notamment aux entreprises) sont les plus exigeantes en termes de droits d’entrée. A l’opposé, les chaînes spécialistes de la beauté, de l’habillement ou des accessoires de modes affichent les montants moyens les plus bas.
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9 % des franchiseurs demandent un montant de droit d’entrée inférieur à 5 000 €
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21 % réclament entre 5 000 et 10 000 €
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31 % prélèvent de 10 000 à 20 000 €
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25 % exigent plus de 20 000 €
Un stock initial variable selon les activités
Les coûts à prévoir en matière de stock initial s’étalent de 0 € dans les réseaux de services immobiliers ou ceux de prêt-à-porter développés en commission-affiliation, par exemple, à plus de 200 000 € dans le bricolage, le jardinage ou encore les articles de sport.
Assez logiquement, les enseignes s’exprimant sur de grandes surfaces sont aussi celles réclamant les plus hauts montants de stock initial. Mais il existe des activités gourmandes en valeur de stock malgré de petites tailles de magasins. C’est notamment le cas de la parfumerie (170 000 € en moyenne) de la chaussure haut de gamme (100 000 €), de l’horlogerie-bijouterie (80 000 €) ou des arts de la table (55 500 €).
Agencement : le coût de la mise aux normes
Mettre un local commercial aux couleurs et aux normes d’une enseigne a un coût que le candidat doit prévoir dans son plan d’investissement. En la matière, les plus gourmands sont les glaciers, à 2 026 €/m² en moyenne, les enseignes de hamburger (1 500 €/m²), de pâtes fraîches (1 500 €/m²), de boulangerie (1 475 €/m²), de cuisine italienne (1450 €/m²), les réseaux de fleuristes (1 394 €/m²), les restaurants grills (1 388 €/m²), de cuisine française (1 333 €/m²), les bars à thème (1 263 €/m²), les chocolatiers (1 221 €/m²) et les terminaux de cuisson (1 175 €/m²).
A l’inverse, certaines activités nécessitent peu voire pas de frais d’agencement, parmi lesquelles le courtage en travaux, le conseil aux PME, la publicité, la communication, l’assistance informatique ou la garde d’enfants.
Fonds de roulement : un poste primordial
Le fonds de roulement, ou trésorerie de départ,
représente la somme dont le franchisé aura besoin pour démarrer son activité. C’est-à-dire payer les premiers salaires, les premiers loyers, les premières livraisons de marchandises, etc. avant d’avoir pu réellement encaisser ses premières recettes.
Les articles de sport (150 025 €), les supermarchés, les spécialistes salons (100 000 €), les maisons individuelles (95 000 €), les solderies (83 750 €), les services funéraires (75 000 €), la papeterie-bureautique (73 333 €), la puériculture (65 000 €), le meuble, le dépôt-vente et les jouets (60 000 €) sont les activités les plus demandeuses en besoins de fonds de roulement.
La manucure (4 000 €), le soutien scolaire à domicile (4 000 €), les terminaux de cuisson (5 000 €), la coiffure (5 200 €), le lavage auto (6 500 €), la publicité (7 200 €), la pizza, (7 300 €) ne réclament à l’inverse que peu de trésorerie de départ.
Investissement global : 206 000 € en moyenne
Tous postes confondus et local compris, les dix activités les plus exigeantes en capitaux sont, dans l’ordre (il s’agit d’un minimum moyen par secteur) : les jardineries (1 171 786 €), les articles de sports (700 075 €), la cuisine italienne (667 625 €), les restaurants grills (640 375 €), la cuisine de France (618 094 €), le bricolage (580 625 €), la papeterie-bureautique (417 967 €), les solderies (417 375 €), les bars à thèmes/cafés-brasseries (412 750 €) et les centre-auto (384 500 €).
Parmi les segments réclamant les investissements les plus légers, on trouve : la communication (25 695 €), le courtage en travaux (31 667 €), la publicité (37 517 €), l’assistance et le dépannage informatique (45 000 €), le matrimonial (48 800 €) et l’aide aux personnes âgées (50 817 €).
Apport personnel : la règle d’or des 30 % est respectée
Les sacro-saints 30 % d’apport personnel chers aux banques semblent respectés à la lettre par les enseignes. Mieux : d’après notre enquête, le taux d’apport réclamé est même en augmentation, atteignant 32 % de l’enveloppe globale, soit un montant moyen de 65 885 €.
Il s’échelonne, dans le détail, entre 21 000 et 149 000 €. Sur le podium des 3 plus exigeants en la matière, figurent les spécialistes des services immobiliers (42,96 % d’apport personnel mentionné) devant l’automobile/moto (38,99 %) et le service aux entreprises (38,21%). A l’autre extrémité, l’alimentaire (26,06 %) affiche le taux le plus bas devant les chaînes d’accessoires/mode (27,01 %).
Lire aussi à ce sujet l'édito de la rédaction.