Régions, villes, emplacements : ce que veulent les enseignes
Une enquête exclusive de Franchise Magazine auprès de 534 enseignes
Nord, Sud, Est, Ouest ; grandes, moyennes ou petites agglomérations ; centre-ville ou périphérie ; rue n°1 ou zone commerciale : où s’installent les franchises ? Découvrez les grandes tendances de notre enquête, menée auprès de 534 réseaux du commerce associé.
La franchise serait-elle plus belle au soleil ? Oui, à en croire les enseignes qui, en majorité, placent le
Sud en tête de leurs cibles géographiques. Parmi les 253 (sur 452) qui affichent des priorités d’implantations, 142 visent ainsi des ouvertures dans le tiers le plus méridional du pays. Un
"eldorado" dans l’esprit des développeurs, où les
chiffres d’affaires, notamment, seraient plus élevés qu’ailleurs.
L’Ile-de-France arrive deuxième avec 132 citations. Toutefois s’implanter au cœur ou a proximité de
la capitale coûte cher ; c’est pourquoi seuls les réseaux matures (plus de 100 unités) font véritablement de la zone une priorité.
Le grand Ouest conserve, avec 131 voix, une bonne attractivité portée par l’essor démographique de villes comme Nantes, Rennes ou Bordeaux. Après l’Est (119 citations), c’est encore une fois
le Nord qui ferme la marche avec seulement 114 votes.
A la question "Dans quel type de villes comptez-vous à l’avenir vous implanter en partenariat avec un franchisé, un concessionnaire ou un affilié ?", 42 % des réseaux (226 sur 534) répondent être intéressés (exclusivement ou pas) par les
villes de 50 à 100 000 habitants.
Celles de 100 à 200 000 habitants suivent, citées par 22 % des enseignes. Ce sont donc ainsi globalement
les villes de taille moyenne qui récoltent la majorité des suffrages.
Seuls 4 % des franchiseurs, en revanche, osent s’intéresser aux très grandes (et très chères) agglomérations (200 000 habitants et plus). Quand à l’inverse 18 % descendent volontiers dans des
cités de moins de 50 000 habitants, où les prix des locaux sont évidemment plus attractifs.
Invitées à indiquer les 12 villes dans lesquelles ils souhaitent en priorité implanter leurs concepts, les 534 réseaux ayant participé à notre enquête ont cité, au total,
325 communes !
Le Top 6 des agglomérations les plus demandées reste inchangé par rapport à l’année dernière : Paris et la région parisienne sont en tête, suivis de Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux et Strasbourg. Derrière, Toulouse continue de grimper tandis que Montpellier confirme et que Saint-Etienne perce.
Dans la catégorie des villes de 100 à 200 000 habitants, c’est Perpignan qui rafle la mise, Le Mans poursuivant de son côté sa montée en puissance.
Certaines petites, enfin, ont tout de grandes, à l’image de Bayonne, Brive ou Auxerre qui attirent, année après année, un nombre croissant d’enseignes.

D’abord la rue n°1 (326 suffrages). Ensuite, les centres commerciaux de périphérie (307). Puis les entrées de ville (279), les grands axes routiers (272) et les zones d’activité commerciale (225). Enfin, les rues hors n°1 (208) et les galeries marchandes (203) de centre-ville.
Voici la hiérarchie établie par les 534 réseaux que nous avons interrogés sur le(s) type(s) d’emplacement qu’ils visent en priorité pour leurs points de vente. A noter que 240 chaînes ciblent à la fois le
centre-ville et la
périphérie. Elles sont 68 à ne cibler que le centre-ville et 117 à ne s’installer qu’en périphérie.
La rue n°1 reste un idéal pour de nombreux réseaux. Elle n’est cependant une
condition sine qua non d’implantation que pour une trentaine d’entre eux, essentiellement issus de l’habillement ou de l’équipement de la personne.
Lire aussi sur ce sujet l'édito de la rédaction.