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H. La Croissanterie

Camille & Lucie menacé de dissolution

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Brève
4 avril 2008

Camille & Lucie menacé de dissolution

Fondé il y a 15 ans, le réseau spécialiste de distribution de bagues fantaisie Camille & Lucie (140 boutiques en partenariat) – fait aujourd’hui l’objet de poursuites pour contrefaçon. Et, ce, alors que son modèle économique n’a pas bougé depuis sa création : la vente à prix fixe (30 euros pour une bague, 50 pour les deux) de bijoux fantaisie inspirés des modèles des grands créateurs.
Le 3 avril 2008, le tribunal de commerce de Paris a condamné la société Camille & Lucie à verser 150 000 euros de dommages et intérêts à la maison de couture Christian Dior. Cette dernière a assigné l’enseigne pour contrefaçon en raison d’un modèle de bague proche de celui de la “Diorette “dessinée par la créatrice Victoire de Castellane. Mais Camille & Lucie a fait appel et “se battra jusqu’au bout”.
Car ce n’est pas la première fois que le réseau est mis en cause. En mai 2007, le tribunal correctionnel de Dax l’a déjà condamné pour des faits similaires à verser 700 000 euros. Si la somme paraît impressionnante, elle venait cette fois dédommager plusieurs grands noms de la joaillerie qui s’étaient constitués partie civile.
Le parquet est allé encore plus loin. Il a considéré que la société Camille & Lucie était par nature “contrefaisante” et a donc demandé sa dissolution. La survie de l’enseigne est suspendue à la décision de la cour d’appel de Pau qui doit se prononcer à ce propos d’ici à la fin du mois de juin.
En apparence, Camille & Lucie est dos au mur, mais la direction ne baisse pas les bras, bien au contraire. “On ira jusqu’au bout : jusqu’à la Cour européenne […]. J’aimerais d’ailleurs qu’ils m’expliquent ce qu’ils entendent par contrefaçon. Lorsque vous entrez dans une boutique de vêtements en demandant une petite veste noire cintrée et que la vendeuse vous parle du modèle type Chanel : elle vend de la contrefaçon ? Nous ne faisons pas autre chose”, relate Corine Landeau, la fondatrice de Camille & Lucie. La dirigeante de la société tient d’ailleurs à souligner qu’elle “ne vend pas de modèle à l’identique et qu’à aucun endroit de la boutique elle ne fait apparaître le nom des marques en question”.
Quant au réseau de magasins – 140 unités dans le monde, une centaine en France, l’intégralité en partenariat  pour 4,5 millions d’euros – la dirigeante estime que pour l’instant il n’y a pas de souci à se faire. Les articles autour de ces procès amènent de nombreuses clientes dans les boutiques. De plus, je mènerai les procédures jusqu’à la Cour européenne, ce qui laisse du temps pour les partenaires. De toute façon, cela fait plusieurs années que cela dure et le réseau a continué de se développer. D’ailleurs des inaugurations vont bientôt avoir lieu”, conclut la fondatrice déterminée.

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