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    Comment maximiser ses chances d’obtention d’un financement professionnel ?

    Tribune publiée le 22 mars 2018 par Benoit FOUGERAIS
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    Trouver un financement n’est pas toujours facile. L’auteur, co-fondateur d’un cabinet de courtage qui intervient dans la recherche de financements pour les franchisés, souligne l’intérêt de faire appel à un courtier non commissionné par les banques.

    Par Benoit Fougerais, Directeur général et co-fondateur de PR€T PRO, membre du Collège des experts de la FFF

    Dans la longue série des démarches à effectuer par un porteur de projet pour créer son entreprise, l’obtention d’un financement professionnel fait souvent office de point noir ! Arriver à monter un dossier complet à transmettre à sa banque dans les délais imposés est souvent vécu comme un casse-tête. Sans assurance de résultat.

    Passer par un courtier en financement professionnel comporte de nombreux intérêts, à commencer par une probabilité d’obtention du crédit bien supérieure.

    Le courtier en financement professionnel : un facilitateur

    En facilitant la mise en relation du porteur de projet avec les acteurs du financement que sont les banques mais également les plateformes de crowdfunding, les aides régionales… etc., le courtier simplifie nettement les démarches du candidat et lui fait gagner un temps précieux. Une des valeurs ajoutées du courtier est de maitriser la totalité des étapes d’un dossier de financement, grâce à la connaissance parfaite des procédures de l’ensemble des acteurs du secteur. Ainsi, il centralise la liste exhaustive des pièces demandées par les différents établissements et constitue les dossiers conformément aux attentes de chacun. Il se charge d’adresser les dossiers à tous les organismes et se fait le gardien du calendrier. A la réception des résultats – le plus souvent dans les 30 jours – le courtier vérifie enfin que les propositions reçues sont complètes, et apporte les éclairages nécessaires à son client entrepreneur.

    Le courtier démultiplie les possibilités d’accès au financement

    Devenir-Franchise-Convaincre-BanquierL’intérêt de passer par un courtier est d’avoir accès à l’ensemble des acteurs du financement et donc à des opportunités de financement multiples. Pour bien accompagner ses clients, le courtier se doit d’être référencé auprès de l’intégralité des établissements bancaires, et également des plateformes de crowdfunding, organismes de contre-garantie, aides régionales, organismes de co-financement… De cette façon, l’entrepreneur peut être assuré d’une visibilité maximale de son dossier sur le marché, tout en n’ayant à traiter qu’avec un seul interlocuteur.

    De plus, le courtier met en relation ses clients directement avec les bons décideurs, notamment les pôles franchise des banques, pour les enseignes du commerce organisé. Parce que leur travail d’étude des demandes de crédits s’en trouve facilité, les décideurs bancaires apprécient nettement travailler avec les courtiers et tendent à privilégier leurs dossiers.

    Le courtier augmente les chances d’obtention d’un crédit

    Le courtier connait les contraintes et exigences de ses partenaires bancaires. Ainsi, il applique une méthodologie spécifique pour maximiser les chances de réponse positive. Conscient que les politiques des banques sont en constante évolution, d’une année sur l’autre, voire d’un semestre à l’autre, ou d’une région à l’autre, le courtier sait qu’il faut les solliciter toutes en parallèle. 15 jours après l’envoi du dossier, il peut organiser une série de rencontres avec les banques, et à J+30 recevoir les accords de prêts, toutes conditions déjà négociées.  L’entrepreneur indépendant gagne en sérénité et peut avancer en confiance.

    Le courtier non commissionné par les banques : un vrai accompagnateur de la vie de l’entreprise

    En réalité, les bénéfices de passer par un courtier peuvent être décuplés si celui-ci n’est pas commissionné par les banques et peut donc travailler en totale indépendance. Le courtier non commissionné a un poids plus grand dans la négociation avec les banques pour défendre les intérêts de ses clients. Il peut discuter des facilités à accorder à l’entrepreneur, là où le courtier commissionné n’aura pas ou très peu de marge de négociation. Ainsi, le courtier non commissionné agit comme un vrai accompagnateur de la vie du créateur, lui permettant de bénéficier de facilités telles que :

    • le découvert bancaire,
    • le différé d’amortissement,
    • le relais de TVA…

    Au-delà de l’obtention d’un crédit – aspect déjà primordial de la vie de l’entrepreneur – le courtier non commissionné par les banques apporte aux créateurs d’entreprise tous les moyens pour réussir.  Il leur permet de poser un cadre protecteur qui les aide à bien démarrer leur activité.