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    “Salon blues” : lettre au visiteur désemparé de Franchise Expo

    Tribune publiée le 11 avril 2014 par Denis CAMINADE 
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    A “ceux qui sont allés à Franchise Expo et qui n’ont pas trouvé leur affaire”, l’auteur, spécialiste de la communication, délivre quelques conseils pour compléter leur information et se faire aider dans l’élaboration de leur projet.

    J’écris pour ceux qui sont allés à Franchise Expo et qui n’ont pas trouvé leur affaire. En tout cas, pas pour l’instant. Et pour toi en particulier dont j’ai croisé le regard déçu alors que je m’agitais dans l’allée des experts, tu sais le sas, le passage obligé entre le hall d’entrée et le 2ème hall du salon.

    Tu as hésité à venir vers nous. Tu t’es arrêté un instant déchiffrant ces drôles d’enseignes (Simon Associés, Creditrelax, Territoires&Marketing, Progressium, KPMG, Axe Réseaux,…) en te demandant si elles pourraient vraiment t’aider. En cherchant bien certainement, mais de retour d’autant de parcours et de sollicitations, ta bonne volonté s’était étiolée. Et puis parler à un banquier ou à un expert-comptable, pas si simple quand on ne sait pas encore vers quel projet s’arrêter, et à l’inverse sans une idée de budget, difficile de choisir une franchise et de se projeter. Un avocat, ça fait toujours un peu peur même si l’ambiance semblait plutôt bon enfant, et un conseil en franchise, on ne sait pas trop ce qu’il propose ? Alors, tu as passé ton chemin, jetant un dernier regard sur les stands géants non loin, avant de sortir un penaud et de reprendre ton transport bondé.

    Accroché à la barre inox du métro, ton esprit a continué à gamberger. La restauration : sympa, mais beaucoup d’heures et un investissement lourd. Les services à la personne : utile, mais pas tenté par le rapport humain que cela implique. Les fleurs : oui mais un métier un peu particulier. Les vêtements : pas trop ton style…

    Rien ne ressortait vraiment et pourtant les stands étaient beaux et les représentants des enseignes captivants. Une affiche 4×3 sur un quai te rebranchait soudainement sur les voyages ou la mode, mais tes pensées ressassaient sans cesse les inconvénients de chaque secteur, commerce, enseigne, et tout prenait un air de déroute.

    Difficile de faire son choix

    Au fond, tu commençais à réaliser ton problème de fonds : ton apport semblait petit comparé aux demandes des enseignes et tu n’aurais jamais imaginé un tel coût pour avoir pignon sur rue. Et ces droits d’entrée, on a eu beau t’expliquer à chaque fois qu’il contribuait aux démarches pour ton intégration dans la chaîne et ta formation, cela te semblait incroyable, même si pouvoir afficher sur ta devanture tel ou tel nom connu représentait forcément un attrait supplémentaire. Et le prix de l’agencement 800, 1 000, 1 500 € du m2 alors que tu pensais que quelques milliers d’euros suffiraient. Et les stocks, le prix des stocks, et la trésorerie indispensable pour tenir les premiers mois. Et l’angoisse que personne ne vienne, que cela ne prenne pas !

    Plus ça allait, plus tu te disais que la position de salarié n’était pas si mal, beaucoup moins stressante, quoique tu supportes de moins en moins les directives directes et indirectes…

    Demander de l’aide et des conseils

    Et monter ta boîte tout seul en t’inspirant des meilleurs ? Pas si simple, les concepts proposés étaient très étudiés pour la plupart et les investissements en mise au point, design et prospective hors de portée. Alors, tu commençais à t’en vouloir de ne pas avoir posé telle question à untel ou répondu telle objection à un autre. Tu te demandais s’il n’y avait pas une solution plus adaptée à tes contraintes et envies. Bref, ça n’allait pas bien et tu te voyais repartir à zéro.

    Aller à la FFF (Fédération française de la franchise) pour demander de l’aide et des conseils, une possibilité. Prendre un coach, un de ces fameux conseils en franchise, une autre possibilité, mais lequel ? En essayer plusieurs comme les médecins pour croiser les avis, voir ! Lire Franchise Magazine et constater que beaucoup d’autres candidats à la franchise traversent ce “salon blues” : salutaire ! À très vite dans nos colonnes ou sur le site pour interroger nos experts.