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    Bureau Vallée : Le Cam est passé par là… - Com. de presse du 11 mai 2009

    Jean Le Cam, navigateur sur le dernier Vendée Globe et multiple vainqueur de la solitaire du Figaro, entre autres, a passé la semaine à La Réunion, invité par un des ses sponsors. L’occasion de parler de son travail.
    Bureau Vallée a 120 magasins en métropole, dont un à la Réunion, dans la ZI n°1 à Saint-Pierre. Son domaine ? La vente de matériel de bureau. Et toutes les années, la marque parisienne organise un séminaire avec une centaine de franchisés. En 2009, coup de bol, le grand raout avait lieu à la Réunion, avec un invité, Jean le Cam, parrainé justement par l’enseigne. S’il avoue que “c’est intéressant de voir comment marchent les sponsors, ce qu’ils font, comment ils travaillent”, s’il a mis le nez dans les fournitures, donnant son avis ici où là sur les feutres qui coulent ou les stylos quatre couleurs, il a aussi parlé de son expérience de marin. Nous n’achetons ni ne vendons de stylos, mais nous y étions. Enfin, à côté, dans le petit marché couvert de Saint-Pierre, où Le Cam a essayé de trouver de la vanille. En vain.

    Rencontrer les sponsors, c’est un passage obligé, où un plaisir ? “Ils sont avec moi depuis trois ans. Moi, ça m’intéresse de savoir comment ils fonctionnent. Je me cultive. Il y avait un Bureau Vallée à côté de Quimper (son lieu de résidence), le contact s’est fait ainsi. Avoir des sponsors, c’est essentiel, dans mon métier, mais je ne suis pas toujours en train d’essayer d’en avoir toujours plus. Quand on en a assez, c’est bon, on arrête de chercher. Avec eux, ça se passe très bien. Et puis, c’est tranquille, non ? Je viens en voyage, j’ai l’impression d’être un privilégié au milieu de ce groupe. Traité comme un roi.

    Vous venez à la Réunion pour la première fois ?
    Oui. Par rapport aux Antilles, que je connais mieux, c’est différents. Les gens sont ici tous super sympas, plus zen, je trouve.

    Vous parlez des gens, de leur sympathie avec vous… Vous êtes pourtant marin sur beaucoup de courses en solitaire ! Oui, mais là, c’est en compétition, c’est une aventure, c’est différent. Et puis, le Vendée Globe, les règles sont comme ça, alors… Remarque, c’est mieux : t’es pas emmerdé. Finalement, c’est plus facile. Pendant le chavirage il valait mieux que je sois seul. Quand t’es plusieurs, tu peux toujours avoir un mec qui pète un câble (début 2009, son bateau a chaviré à l’ouest du Cap Horn, se retournant complètement. Il a dû passer plusieurs heures blotti dans sa coque, attendant que Vincent Riou vienne le secourir, ndlr).

    Justement, lors de ce chavirage, vous êtes resté plusieurs heures dans un bateau retourné. Vous avez eu peur ? Jamais. La priorité, d’abord, était de récupérer la combinaison de survie et la couverture en amiante. Puis récupérer de l’eau potable et de la nourriture. Avec ça, tu tiens un moment. Justement, j’avais imaginé que ça allait durer plusieurs jours. Comme ça, t’es pas déçu si on vient pas te chercher tout de suite. Si t’es en vie et en bonne santé, tu peux tenir un moment comme ça. Puis tu t’occupes, tu te prépares au sauvetage, à toutes les éventualités.

    Quand vous avez réussi à vous extraire, et à rejoindre le bateau de Vincent Riou, quelle a été votre première pensée ?
    Ouf, je suis sauvé. Puis après, j’ai pensé au bateau, le laisser a été un gros pincement au cœur.

    Vincent Riou, qui a cassé son bateau suite à votre sauvetage, a demandé réparation auprès de l’organisation du Vendée Globe. Cela en a inquiété certains quant à la solidarité qui doit s’effectuer entre marins. Quel est votre avis là-dessus ? Aucun. On a essayé de me contacter pour me demander ce que j’en pensais. Je ne veux rien dire là-dessus. En revanche, avec Vincent, nous avons un projet de bateau identique tous les deux.

    Quelques jours avant le chavirage vous fêtiez Noël. C’est comment Noël, seul sur un bateau dans le Pacifique ? Normalement, c’est une fête que tu partages, comme le Nouvel An. Là, c’était un peu tristouille. On est tous d’accord pour dire que Noël tout seul, c’est nul.

    Physiquement, le Vendée Globe est une course très dure. Comment on s’y prépare ? J’ai fait un peu de musculation spécifique. Après, c’est surtout psychologiquement, qu’il faut être fort. Regarde Desjoyaux : en repartant plus tard que les autres, il s’est forcé tout seul un rythme élevé. C’est le seul qui a battu le record de l’épreuve, il était vraiment le plus fort. Il avait un petit truc en plus, qui est devenu énorme : il a fait de bons choix. Et puis, bon, il a eu de la chance : quand il est retourné au port, s’il n’avait pas eu le bol d’avoir la bonne météo, jamais il ne repartait. Ça n’empêche qu’il était le plus fort.

    On l’a vu avec le Vendée Globe, on en reparle avec la natation, la technique amène les hommes dans des vitesses qu’ils n’auraient jamais imaginées… Et encore, sur le Vendée, on n’a pas arrêté de lever le pied ! On est jamais à fond, on n’est pas fous, non plus. Après, peut-être qu’il y a eu de la casse, parce qu’on est allés vite. Mais il faut savoir que sur la trentaine de bateaux au départ, il y avait une vingtaine de bateaux neufs.

    Quelle est, pour vous, la définition d’un marin ? C’est un type qui navigue sur la mer, et surtout qui aime l’eau. Un marin de compétition, c’est en plus un mec qui est fort dans sa tête.

    Pour terminer, un question que nous avions posée à Bernard Stamm (marin du Vendée Globe qui a abandonné aux Kerguelen et qui est revenu par la Réunion) : avez-vous une explication sur le fait que les Suisses sont bons en voile ? J’en sais rien. Sur le lac, y a quand même pas mal de bateaux. Je peux te dire un truc : s’il y avait pas le lac, les Suisses, ils feraient pas de bateau” .
    Loïc Chaux

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