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    Commerce associé : moins de transmissions d'entreprises en 2009. - Brève du 21 avril 2010

    La crise est passée par là : en 2009, le nombre des reprises d’entreprises dans les réseaux du commerce associé (groupements et coopératives) s’est établi à 1191, selon la FCA (Fédération des enseignes du commerce associé), en baisse de 16,8% en un an. C’est la première fois, depuis 2005, que l’observatoire mis en place par la FCA enregistre ainsi une baisse (le niveau des transactions avait atteint 1432 entreprises en 2008, après 1352 en 2007, etc.)
    Les enseignes estiment toutefois que 2010 verra les passages de relais revenir au volume de 2008 et qu’un “pic de cessions” devrait même intervenir entre 2012 et 2015. C’est en tout cas l’opinion de 72% des 40 groupements (développant 76 enseignes et plus de 16 000 points de vente) qui ont répondu à l’enquête de la fédération. Les domaines les plus concernés par ce redémarrage étant l’alimentaire et le B to B devant l’équipement de la personne et les loisirs. Au total, la FCA avance le chiffre de 6300 entrepreneurs “à recruter” d’ici deux à cinq ans.
    Pas d’illusion cependant : la plupart des repreneurs sont issus du sérail : 28,2% sont en effet salariés du point de vente repris, 23,6% adhérents du même groupement, 21,2% membres de la famille du dirigeant et 11 % salariés venus d’un groupement concurrent. Reste seulement 15,9% en provenance du reste du salariat… Même si globalement, les transmissions à l’intérieur de la famille ont, sur plusieurs années, tendance à diminuer, la porte est étroite pour les néophytes.
    L’observatoire de la FCA précise également les montants moyens d’investissements nécessités par une reprise dans le commerce associé en 2009 : 100 à 300 000 euros dans les services, 430 000 dans l’optique, 450 000 dans l’hôtellerie, de 50 à 500 000 dans l’équipement de la personne (en centre-ville), 490 000 pour les grandes surfaces spécialisées (équipement de la maison, sports, jouets), 1 000 000 d’euros pour les pharmacies et enfin plus de 5 millions d’euros pour les GSA (grandes surfaces alimentaires).
    En moyenne, l’apport personnel demandé par les banques serait de 22% de l’investissement total