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    Des franchisés plutôt satisfaits - Brève du 15 novembre 2007

    Qui est le “franchisé moyen” de 2007 ? Plutôt un homme – de 44 ans –, diplômé, ex-salarié dans 72 % des cas. C’est en tout cas ce qui ressort du portrait de la franchise – et de ses acteurs – que vient de dresser, pour la 4e année consécutive, le CSA pour la FFF et le groupe Banque Populaire. Une enquête effectuée par téléphone en septembre 2007 auprès de 404 franchisés (sur plus de 43 500).
    Selon cette enquête, le franchisé-type a rallié un réseau d’abord pour bénéficier de la réputation d’une enseigne (26 %), puis pour le suivi et l’assistance qu’il en attendait (19 %). Comptant 8 ans d’ancienneté, il exploite 1,5 établissement (en clair : 82 % des sondés possèdent un seul point de vente). Son chiffre d’affaires annuel (médian) atteint 380 000 € et son revenu net s’élève (pour 65 % des chefs d’entreprises interrogés) au-dessus de 1 500 € mensuels. Une situation dont il s’affirme assez logiquement satisfait, accordant une note globale à son projet de 7 sur 10 et s’affichant – dans 79 % des cas – décidé à renouveler le contrat qui le lie à son franchiseur.
    Si la silhouette du franchisé-type reste fidèle, dans les grandes lignes, au modèle révélé en 2004 par la première enquête du genre, les auteurs de l’étude pointent toutefois, comme chaque année, de légères évolutions. Même si plus de la moitié des sondés 2007 se situent entre 35 et 49 ans, comme en 2006, un léger tassement des moins de 35 se fait sentir, ainsi qu’une augmentation parallèle du poids des plus de 50. Rien d’inquiétant, mais une tendance en phase avec le léger ralentissement du recrutement de nouveaux membres, constaté de leur côté par les 150 dirigeants de réseaux de franchise (sur 1 030 actifs en France) interrogés en face à face sur la période septembre-octobre. De 2006 à 2007, les réseaux se seraient ainsi accrus en moyenne de 5 unités partenaires (7 créées ou transmises, 2 perdues) contre 6 dans la période 2005-2006.
    Par ailleurs, si leurs chiffres d’affaires et leurs revenus nets se sont un peu améliorés cette année après une légère baisse en 2006, les franchisés ont moins créé d’emplois par établissement (1,3 en moyenne sur un an au lieu de 1,6 précédemment) et semblent aussi légèrement moins optimistes (82 % au lieu de 84). La franchise n’a donc pas été insensible à la conjoncture économique et à l’attentisme ambiant des entreprises.
    Si les franchiseurs s’estiment toujours en progression, notamment concernant la mise en place de structures de dialogue dans leurs réseaux, des questions comme la formation (initiale ou continue) et les services apportés aux franchisés révèlent encore des écarts de perception significatifs entre les deux catégories d’acteurs questionnés.
    Ce qui n’empêche pas le “grand public” d’avoir plutôt une bonne opinion de la franchise, puisque, sur “un échantillon représentatif de la population française de plus de 18 ans” interrogé par le CSA, 61% considèrent que “pour un entrepreneur qui veut se lancer”, il s’agit en effet d’une solution “assez” voire “très” intéressante. 15 % des sondés n’écartant pas de franchir eux-mêmes le pas “dans les années qui viennent”.