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      Didier Pascual, directeur général adjoint - Interview du 2 mars 2006

      Interview
      2 mars 2006

      Le rachat de l’enseigne par un fonds n’aura pas d’impact sur le réseau.

      Pourquoi Alain Afflelou a-t-il décidé de céder son enseigne ?
      L’offre du fonds Bridgepoint est particulièrement attractive. Elle permet à Alain Afflelou de répondre à un objectif patrimonial car avec une reprise de ses parts à 33 € l’action [contre 15 € lors de l’introduction], qui valorise l’entreprise à environ 500 millions d’euros, il pourra diversifier son patrimoine. L’arrivée de Bridgepoint lui permet également, à 58 ans, de préparer sa succession à moyen-long terme. Ses deux fils qui travaillent dans la société n’ont pas obligatoirement vocation à lui succéder.

      Quelle sont les conséquences du changement d’actionnaire pour le réseau ?
      Le rachat n’aura pas d’impact sur le réseau. C’est une opération capitalistique menée par un fonds d’investissement et non par un industriel. Les franchisés, qui ont eu la primeur de l’information, ont déjà vécu cette situation en 1997 [vente de 70% du capital au fond d’investissement Wendel], en 2000 [reprise de la société par Alain Afflelou avec le fonds Apax Partners] et lors de l’introduction en bourse en 2002, sans que cela ne joue sur le réseau. Cette nouvelle recomposition du capital, qui n’est pas plus inquiétante pour les franchisés, n’aura pas plus d’effets négatifs que les précédentes. Nous n’avons pas à mélanger les mouvements du capital de la société et la vie du réseau.

      Alain Afflelou restera-t-il aux commandes de l’enseigne ?
      Oui. Il a vendu les deux-tiers de sa participation [42% du capital de la société] et a réinvesti le tiers restant aux côtés du fonds Bridgepoint, qui détient, avec le reliquat qu’Apax Partners apporte, 61% des parts de l’enseigne. Une OPA va être lancée sur le reste du capital flottant mais Alain Afflelou demeure le P-d.g de la société, à l’image de l’ensemble des équipes en place, qui sont maintenues. Le fonds Bridgepoint est entré dans cette opération capitalistique en accord avec la stratégie actuelle de développement. Ce n’est donc pas une page qui se tourne pour le réseau car l’opération est avant tout patrimoniale. Alain Afflelou reste à la tête de la société, même si rien de contractuel ne lie dans le temps le fondateur au repreneur, et réciproquement.

      30 000 €
      Apport personnel
      25 000 €
      Droit d'entrée
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