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    Épilation par lumière pulsée : sur le fil du rasoir ?

    Confrontés à la concurrence des médecins esthétiques et à une bataille judiciaire problématique, les franchiseurs du secteur se voient également contestés par certains de leurs franchisés. Différentes stratégies s’opposent.

    Une demande croissante

    Franchise épilationLa condamnation d’un franchiseur à 50 000 € d’amende le 15 mars 2016 par le tribunal correctionnel de Paris* a sonné comme un rappel. Tant que la réglementation de 1962 n’est pas abrogée, l’épilation est interdite en France aux non-médecins. Sauf si elle est pratiquée “à la cire ou à la pince”.

    En cause selon certains, un problème de santé publique et des machines qu’il ne faudrait pas mettre entre toutes les mains. Pourtant, l’épilation à la lumière pulsée s’est nettement développée dans notre pays, comme ailleurs en Europe.

    La demande des particuliers est même en pleine croissance. Selon le GIFAM (Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils ménagers), il s’est vendu 48 000 épilateurs domestiques en France en 2012 et 115 000 en 2015 (contre 9000 en 2010).

    De nombreux professionnels se sont également équipés : médecins, infirmiers libéraux, kinésithérapeutes, etc. En vente libre et légale (comme l’a rappelé la cour d’appel de Paris en février), les appareils en fonction seraient au moins 8 000 aujourd’hui dans l’Hexagone. “Dont 4 500 dans les instituts de beauté et centres de bien-être”, selon les estimations de la CNEP (Confédération nationale de l’esthétique parfumerie).

    *décision frappée d’appel

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