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    Épilation par lumière pulsée : sur le fil du rasoir ?

    Confrontés à la concurrence des médecins esthétiques et à une bataille judiciaire problématique, les franchiseurs du secteur se voient également contestés par certains de leurs franchisés. Différentes stratégies s’opposent.

    Une rentabilité contestée par certains franchisés

    Au-delà de leurs inquiétudes quant aux éventuelles poursuites dont ils pourraient faire l’objet,  d’autres franchisés mettent en question la rentabilité du concept qu’ils exploitent.

    C’est le cas d’une dizaine d’entre eux conseillés par Maître Charlotte Bellet chez Radical Epil (sur la vingtaine de dossiers qu’elle défend, toutes enseignes confondues).

    Dans ce réseau de 34 centres en licence de marque, le chiffre d’affaires mensuel serait compris (de source franchisée) “entre 1 000 et 4 000 euros par mois” au lieu des 6 à 15 000 promis sur le site internet de l’enseigne.

    Dirigeant de Radical Epil et du groupe Alesia Minceur, Claude Rodriguez ne reconnaît que deux litiges en cours et conteste les chiffres de ses détracteurs. Il préfère donner en référence ses adhérents d’Haguenau et de Pau (deux centres chacun) ou celui de Rezé et ses 340 500 € de CA en 2014. Des exemples qui n’ont, apparemment, pas convaincu tout le monde chez Radical Epil.

    Les autres chaînes sont aussi concernées. Y compris Dépil Tech. Car même si “sa force de frappe de communication” est reconnue (et si 30 % du réseau est au-dessus des 300 000 € de CA annuel), certains centres sont à la peine.

    Maître Florian de Saint-Pol avocat franchise“Les chiffres d’affaires ne sont-ils pas gonflés par les “produits constatés d’avance” (chèques qu’il reste à percevoir) ?”, soulève Maître Florian de Saint-Pol. Qui pointe “d’importantes disparités de CA dans le réseau” et remarque que “la rentabilité réelle n’est pas vérifiable”.

    S’il reconnaît ces disparités, le franchiseur les attribue aux différences entre les personnes recrutées. Mais insiste sur la moyenne de “25 000 € de chiffre d’affaires mensuel” atteinte par son réseau  de 94 centres en France en 2015.  Et sur “les bénéfices de 80 000 € annuels avec un salaire net mensuel de 3 000 € pour le franchisé qui gère son propre centre”.

    On l’aura compris, Dépil Tech “n’a pas peur”. Une attitude qui tranche dans un secteur où d’autres, inquiets de la bataille judiciaire en cours, s’interrogent sur l’avenir de l’activité.

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