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    Eric Laborde, Président - Interview du 20 septembre 2010

    Un crédit d'impôt qui baisse à chaque 1er janvier, ce sont des centaines de clients qui se ruent sur nos produits durant les mois qui précèdent.

    Soleil en Tête vient de lever via Episol, sa société mère, 1,5 millions d’euros auprès d’investisseurs. Quels sont les enjeux de cette augmentation de capital ?
    Ceci est notre deuxième tour de table, après celui qui, en 2007, avait vu EDF EnR entrer à hauteur de 45 % au capital de Solepi, société détentrice de la marque Soleil en Tête. Cette fois, les fonds, apportés par trois nouveaux actionnaires, seront utilisés à trois axes principaux. D’abord à créer de nouvelles agences en propre : nous en avons 4, pour l’heure, et souhaiterions en ouvrir 4 de plus chaque année, là où le marché ne justifie pas la présence d’un franchisé. Ensuite à investir en Recherche et Développement pour améliorer nos produits et services. Enfin à démarrer notre expansion à l’international, dans les pays limitrophes et en master franchise pour commencer, mais pourquoi pas aussi vers les Etats-Unis, en propre, d’ici quelques temps.

    Quel premier bilan dressez-vous du développement de votre enseigne et de sa montée en puissance, deux ans après ses débuts en franchise ?
    Dans les deux cas, nous sommes dans nos objectifs, tout en voulant aller plus loin encore. En ce qui concerne notre expansion, nous avions identifié, en 2008, 140 territoires à couvrir en France. Le réseau compte déjà à ce jour 42 agences Soleil en Tête ouvertes, plus une demi-douzaine qui devraient être inaugurées avant la fin de l’année. Restent donc encore une centaine de zones disponibles pour de futurs franchisés.
    A propos de notre performance, maintenant. Nous avions réalisé 9,4 M€ de chiffre d’affaires réseau en 2009 ; nous tablons sur 25 M€ à fin 2010. Et notre ambition est de doubler ce volume à fin 2011. Ce à quoi nous devrions parvenir, puisque nous avons observé qu’après deux ans d’activité nos agences réalisent chacune entre 800 000 € (pour les plus faibles) et 2 M€ (pour les plus fortes) de ventes annuelles.

    Le crédit d’impôt développement durable, créé pour encourager les particuliers à équiper leur maison de panneaux photovoltaïques ou de pompes à chaleur, va être sérieusement raboté par la loi de Finances 2011. Ne craignez-vous pas des répercussions sur votre activité ?
    Le bruit qui est fait actuellement autour du photovoltaïque et des pompes à chaleur, nos deux produits phares, a en effet de quoi faire un peu peur, à nos clients comme à nos franchisés. Pour ces derniers, de fait, le métier devient un peu moins facile et le talent commercial plus que jamais incontournable. Mais le marché reste très attractif. En Allemagne, où il n’y a plus de crédit d’impôt, il continue ainsi de se vendre dix fois plus d’installations photovoltaïques qu’en France.
    Et puis, il faut voir le bon côté des choses. Un crédit d’impôt qui baisse à chaque 1er janvier, ce sont des centaines de clients qui se ruent sur nos produits durant les mois qui précèdent ! La dynamique est donc en fait plutôt porteuse. Certes, elle ne durera pas toujours. Mais nous vendrons alors d’autres produits ou services. C’est le propre du métier d’artisan que de s’adapter au marché.

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