Fermer
Secteurs / Activités

    Face à la crise, la coiffure se mobilise - Brève du 24 avril 2013

    Le Conseil National des Entreprises de Coiffure a présenté une étude économique sur un secteur en crise tout en déplorant l'immobilisme des pouvoirs publics.

    Les professionnels de la coiffure ne désarment pas et reprennent la parole. Début avril, le Conseil National des Entreprises de Coiffure (CNEC) a présenté, devant l’ensemble des acteurs et des partenaires de la profession, les résultats d’une étude sectorielle rappelant les rudes difficultés rencontrées par la profession. Tout en mentionnant “l’absence inédite des représentants du Gouvernement”, déplore le CNEC.
    L’an passé, le chiffre d’affaires de la coiffure a chuté de 2 % en volume, de 0,5 % en valeur. “Or, cette tendance n’est pas prête de s’améliorer en 2013”, indique le CNEC. En recul régulier des dernières années, la fréquentation des salons est tombée d’une moyenne de 6 à 4 visites annuelles entre 2008 et 2012. Sur la période, l’étude estime que la profession a perdu 10 % de ses effectifs soit une perte d’environ 16 000 emplois.
    Deuxième secteur de l’artisanat avec 70 000 TPE-PME (coiffeurs indépendants, enseignes franchisées, coiffure à domicile etc.), la coiffure se fait des cheveux blancs comme jamais. “C’est la première fois depuis des décennies que le secteur ressent – et de façon inquiétante – les effets de la crise”, résume Franck Provost, Président du CNEC et du groupe Provalliance (Franck Provost, Jean-Louis David, Saint-Algue etc. soit 2 600 salons sous enseignes dans le monde).
    Pour sortir la tête de l’eau, le CNEC a formulé huit propositions concernant les stratégies et chantiers à mener à la fois par les entreprises (montée en gamme des services pour soutenir la progression des prix, diversification de l’offre etc.) et par les politiques publiques (allègement des charges patronales, soutien à la formation…).