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    Fantasy Store en difficulté

    Fantasy Store, récemment devenue Fantasia, mécontente ses partenaires. L’enseigne italienne de distribution de prêt-à-porter enfant sous licence Disney commence à peine son développement en France (la première boutique a été inaugurée en décembre 2006 à Nîmes) qu’une majorité de ses magasins est déjà en difficulté. La franchisée de Cholet, qui a ouvert en avril 2007, annonce qu’elle est “sur le point de fermer”, tout comme ses confrères de Nîmes, Perpignan, Carcassonne ou Dijon.
    La boutique de Rennes, créée en mai, n’est pas loin de déposer son bilan. “Mes prêts bancaires sont suspendus, et je suis obligé de vendre des articles sur Internet pour faire un peu de trésorerie”, raconte son dirigeant. La franchisée d’Arras, qui vient tout juste de lancer son activité (le 20 octobre), soulève le manque de suivi, d’assistance et de professionnalisme de la part de l’enseigne : “Au vu de ce qui est demandé financièrement, on est en droit de s’attendre à beaucoup plus de sérieux et de compétence.”
    L’enseigne – qui revendique 160 unités italiennes – semble ne pas avoir préparé son implantation sur notre territoire. Aucun pilote n’a été mis en place. Seul un responsable commercial, qui “aujourd’hui ne fait plus partie de la société”, avait en charge le développement pour la France. “Tout ce qui est vendu sur leur plaquette ou par leurs commerciaux est mensonger”, avertit un partenaire. “C’est vrai que le document publicitaire établi à l’époque par le responsable France, qui a démissionné depuis, n’a pas été tourné correctement et a entraîné des malentendus, avoue Patricia Pellegrini, assistante commerciale, actuellement seule interlocutrice de l’enseigne pour l’Hexagone. Fantasy Store n’est pas une franchise : ce sont des contrats de distribution exclusive avec mise à disposition de l’enseigne.”
    La maison mère italienne a repris les rênes du réseau France, selon la porte-parole de l’enseigne, qui reconnaît “l’état d’urgence de la situation économique de certains magasins”. Un responsable devait venir cette semaine rencontrer les franchisés pour proposer des solutions. “Le climat n’est pas sain, convient Patricia Pellegrini. Une réunion a été proposée aux partenaires pour le 22 novembre, mais elle a dû être annulée car certains magasins ne voulaient pas y participer. Or, sans concertation, on ne résoudra pas les problèmes.” Le franchisé de Rennes, lui, a ouvert les pourparlers par avocats interposés.

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