Fermer
Secteurs / Activités

    Huit premiers mois de l'année particulièrement difficiles pour la restauration - Brève du 28 septembre 2012

    Depuis le début de l'année, le secteur de la restauration pâtit clairement de la crise. Sur les huit premiers mois de 2012, son chiffre d'affaires global est en repli de près de 2 %.

    La restauration “traverse une très forte tempête. Voici l’avis pour le moins alarmiste du cabinet Gira Conseil en préambule à son étude portant sur les chiffres de ce secteur sur les huit premiers mois de l’année. Il est en effet patent  que ces derniers indicateurs ne sont guère réjouissants.
    Selon ce cabinet spécialisé dans les études sur la restauration, le chiffre d’affaires global du secteur est pour la première fois depuis 4 ans en repli, de 1,91 %, avec toutefois des variations notables selon les segments, en particulier depuis le mois de juin. De janvier à fin mai, les performances des différents segments demeurent honorables avec +1 % pour le SAT (service à table) jusqu’à une progression de 4 % pour le SAC (service au comptoir). Mais un vrai décrochage est enregistré à partir du moi de juin. Le cabinet Gira Conseil a constaté des baisses de la fréquentation allant jusqu’à 8 %, voire 10 %. Les reculs les plus importants étant relevés dans les petites et les moyennes agglomérations.
    Au-delà d’une météo certes défavorable sur la première partie de l’été, des explications plus profondes sont à rechercher, sans surprise, du côté des nouvelles habitudes de consommation des ménages engendrées par le climat d’incertitude économique. Hausse continue du chômage, progression du niveau des charges, stagnation  des salaires : “Ces différents éléments poussent désormais les Français à effectuer un arbitrage dans leurs dépenses, qui n'est pas en faveur de la consommation alimentaire hors domicile (aussi bien le midi que le soir). Un recours à la gamelle en hausse le midi semaine ainsi qu'une diminution des sorties loisir au restaurant quelque soit le statut suffisent à faire décrocher fortement les fréquentations“,  estime Bernard Boutboul, qui dirige Gira Conseil.
    Il apparaît donc que les sorties au restaurant sont en baisse mais aussi que de plus en plus de consommateurs sont en recherche de prix bas. En corrélation directe avec cette dernière tendance, les professionnels constatent une réduction du nombre de plats commandés, une diminution des quantités ou encore un partage des plats comme, à titre d’exemple, un café gourmand pris à deux.