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      Jean Dalaudière, président de l’association des franchisés Accor Hôtellerie - Interview du 19 janvier 2006

      Interview
      19 janvier 2006

      Nous demandons un retour en force des enseignes en termes de communication.

      Comment les franchisés ont-ils vécu la longue période d’incertitude concernant l’identité du nouveau dirigeant d’Accor ?
      Le dossier est aujourd’hui bouclé et nous sommes tous très heureux du dénouement de cette crise de gouvernance. Le choix de Gilles Pelisson nous rassure. Ce n’est pas un inconnu car il a déjà travaillé 12 ans au sein du groupe. Nos relations avec l’état major vont redevenir plus proches et gagner en efficacité. L’association des franchisés Accor Hôtellerie, qui représente 550 établissements sous enseigne (de Formule 1 à Sofitel) et 250 chefs d’entreprise, restera l’interlocuteur de premier plan.

      Que vous inspire la présence au capital du fonds américain Colony qui a investi 1 milliard d’euros dans le groupe ?
      Il faut espérer que leur stratégie ne soit pas uniquement basée sur le cours de bourse. Car à la différence d’autres groupes, les franchisés « historiques » Accor sont davantage des exploitants que des financiers. Le groupe Accor s’est développé grâce à la franchise dans les moyennes agglomérations tandis qu’il se concentrait sur les plus grandes villes et à l’export. L’expansion s’est faite en toute complémentarité. La logique de Colony Capital est, elle, surtout financière. Ce qui nous amène à être très vigilant sur les décisions prises et sur l’avenir des enseignes. Ils ont pour le moment apporté des moyens de développement à l’étranger mais pas forcément en France. La question est surtout de savoir comment ils vont gérer leur patrimoine.
       
      Quelles mesures urgentes attendez-vous ? Quelles sont les perspectives pour les franchisés ?
      Nous demandons un retour en force des marques et des enseignes, en termes de communication notamment, ce qui n’était plus la priorité du groupe depuis 2000-2001. Nous souhaitons également une évolution rapide de nos produits hôteliers. Tous les 10 ans, le produit doit être rénové pour être relancé. C’est déjà le cas pour Ibis – un réseau composé à 65% de franchisés – dont c’est la troisième génération. C’est au tour des autres chaînes désormais.
      En France, dans les prochains mois, il y aura sans doute des cessions d’établissements. Des opportunités qui peuvent intéresser des franchisés. Côté potentiel, il n’y a plus beaucoup de places pour les enseignes existantes, sauf pour Etap Hôtel où la création d’une centaine d’unités supplémentaires semble envisageable.

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