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    La bonne santé globale et les attentes précises du commerce associé - Brève du 23 février 2010

    Ce n’est pas encore officiel, mais nous sommes en mesure de vous donner la tendance : les enseignes du commerce associé (groupements et coopératives) ont vu, globalement, leurs chiffres d’affaires augmenter en 2009.
    Les 124 réseaux recensés par leur fédération devraient ainsi revendiquer un CA global de 120 milliards d’euros, en hausse de 2,1% sur un an. “Nous avons gagné de nouvelles parts de marchés”, confie Guy Leclerc, président de la fédération (photo).
    Certes, l’évolution sera moins forte qu’en 2008 (+ 4,9 %) et les résultats moins favorables dans l’optique, le bricolage ou les agences immobilières que, par exemple, dans l’alimentaire. Mais l’optimisme des responsables de la FCA est intact.
    Et s’ils reconnaissent que le nombre de créations de points de vente est inférieur à 1% de progression, ils rappellent que leur maillage du territoire est pratiquement complet, que l’expansion des entreprises existantes est leur priorité et ils réaffirment leur confiance dans la capacité des réseaux à trouver des repreneurs pour les établissements à transmettre (près de 7 000 dans les 5 ans qui viennent).
    “Notre ascenseur social fonctionne très bien”, indique à ce sujet Guy Leclerc (plus de 80% des reprises sont le fait de la famille, d’autres adhérents ou de salariés des groupements).
    Trois points préoccupent toutefois vivement le président de la FCA : “L’excès de taxes dont sont victimes les commerçants, la réforme des délais de paiement qui, jointe à la conjoncture actuelle, constitue une pression difficilement supportable, enfin la faiblesse des fonds propres des PME, qu’il faut continuer de combattre par des mesures appropriées”.
    Sur ces trois points, le président de la FCA formule des demandes précises qu’il compte bien voir aboutir :
    -un bouclier maximum de taxes et contributions pour les entreprises du commerce
    -le gel de la réforme des délais de paiement pendant 3 ans au niveau atteint en 2010
    -la réduction à 15% du niveau de l’IS pour les sociétés réalisant moins de 50 millions d’euros de CA
    Des mesures qui, la FCA en est sûre, permettraient aux adhérents de ses groupements d’investir davantage, de parvenir sans dégâts à réduire leurs délais de paiement, de progresser encore et, notamment, de créer de nombreux emplois.