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Secteurs / Activités

    La coiffure dans tous ses états

    Le Conseil national des entreprises de coiffure a récemment lancé une campagne de sensibilisation et de valorisation de la profession. Un vrai cri d’alerte alors que le secteur, en crise, s’interroge sur la viabilité et la pérennité de son modèle économique.

    Les clients espacent leurs visites

    Acteur majeur de l’économie (5,6 milliards d'euros de chiffre d’affaires), commerce de proximité par excellence (70 000 établissements en France) et deuxième secteur de l’artisanat avec près de 160 000 actifs, la coiffure souffre.

    L’an passé, les professionnels – indépendants et salons sous enseignes – ont enregistré une baisse de leur activité et vu fondre leurs effectifs salariés de 10 %. Près de neuf dirigeants sur dix se déclarent inquiets face à la baisse du pouvoir d’achat de leur clientèle.

    Conséquence de la dégradation de la conjoncture depuis 2008: les clients espacent de plus en plus leurs visites et ne se rendent plus en moyenne que 4,5 fois par an dans les salons contre 6 fois il y a quatre ans. Bref, “la coiffure est une profession en crise”, résume Franck Provost, président du Conseil national des entreprises de coiffure (CNEC) et PDG du Groupe Provalliance, mastodonte du secteur avec plus de 1 600 salons en France dont près de 1 000 franchisés sous enseignes Franck Provost, Saint-Algue, Jean-Louis David, Fabio Salsa, Interview ou encore Coiff & Co.

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