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      La coiffure dans tous ses états

      Le Conseil national des entreprises de coiffure a récemment lancé une campagne de sensibilisation et de valorisation de la profession. Un vrai cri d’alerte alors que le secteur, en crise, s’interroge sur la viabilité et la pérennité de son modèle économique.

      Un métier en mutation

      “Depuis dix ans, tout a augmenté : les charges sociales, les matières premières, l’énergie…, énumère Franck Provost. Tout sauf le coiffeur et le prix des prestations (34 euros en moyenne pour une prestation standard de 45 minutes shampoing/coupe/brushing, ndlr) ! Plus que jamais, il est temps d’entamer une réflexion pour appliquer des tarifs qui permettent vraiment aux entreprises de coiffure d’être viables économiquement et de mieux payer leurs employés. Notre profession demeure un métier de mode qui requiert des savoir-faire et une formation continue. Autant de coûts qui ne sont pas suffisamment valorisés par rapport à la qualité des services et des prestations dispensés, quel que soit le niveau de gamme d’un salon.”

      Pour alerter les pouvoirs publics sur les difficultés structurelles du secteur et valoriser “l’expérience, la compétence et la créativité” des coiffeurs auprès des consommateurs, le Conseil national des entreprises de coiffure a lancé mi-septembre une première campagne nationale de communication. Plus de 15 000 kits (documents publicitaires, stickers…) ont ainsi été distribués aux salons adhérents du CNEC – et aux autres. “Tournés vers l’avenir”, les professionnels du secteur veulent également témoigner de leur engagement en faveur du développement durable (économie d’eau, bonne utilisation des produits…) et des efforts menés en termes de modernisation et d’embellissement des points de vente.

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