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    Le diagnostic immobilier fait débat - Brève du 3 juin 2008

    “L’obligation de certification des diagnostiqueurs depuis le 1er novembre 2007 n’a manifestement pas “assaini” la profession.” C’est le constat sévère dressé par l’association de consommateurs UFC Que Choisir suite à son enquête sur les pratiques des professionnels (consultable en ligne sur www.quechoisir.org). Menée à La Rochelle, Besançon et Clermont-Ferrand sur la base de 21 diagnostics (amiante, termites, gaz, performance énergétique) effectués par des diagnostiqueurs d’entreprise (Dimexbat), de réseaux (Agenda, Diagamter et Norisko) ou indépendants, cette enquête a révélé “de trop nombreuses anomalies”, estime l’UFC.
    Zones d’amiante non détectées, diagnostics “termites” effectués sans sondage, anomalies non détectées sur des installations de gaz en sont quelques exemples. L’UFC attribue cette situation aux conflits d’intérêts existant sur le marché, incompatibles selon elle avec l’obligation d’indépendance et d’impartialité de la profession. “Il est urgent de changer la donne via une réforme du cadre législatif actuel”, prône l’association. Qui propose notamment d’interdire à un même groupe d’agir la fois sur la certification et le diagnostic.
    “Nous remercions l’UFC Que Choisir d’avoir pris l’initiative” de cette enquête, a réagi la Fédération nationale des experts de la construction et de l’immobilier (Fneci). Interpellé par la mise au jour de ces mauvaises pratiques, “bien que peu nombreuses”, le syndicat professionnel partage “totalement les buts poursuivis” par UFC Que Choisir. Même si le “très petit nombre de diagnostiqueurs” sur lesquels a porté l’enquête, “ne préjuge pas, souligne-t-il, de la qualité des rapports et de la compétence d’une profession qui en compte plus de 9 000”. La Fneci invite en outre UFC Que Choisir à se joindre à un groupe de travail, afin de fixer des règles claires.

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