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    Le marché de la cigarette électronique en question - Brève du 6 mars 2013

    Alors que la consommation de e-cigarettes monte en puissance et que les magasins spécialisés fleurissent (dont des enseignes de franchise), le ministère de la Santé a demandé l'ouverture d'une enquête sur un produit controversé.

    Haro sur la cigarette électronique ? C’est peu dire que ce produit très à la mode et son business alléchant suscitent à la fois un fort engouement et de vives critiques. Plébiscitée par les vapoteurs  – on ne fume pas, on vapote -, la e-cigarette (avec ou sans nicotine) aurait en effet déjà séduit plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs occasionnels ou réguliers, de l’aveu même de Marisol Touraine. Interpelée sur le sujet, la ministre de la Santé a annoncé, le 4 mars, l’ouverture d’une enquête visant à “évaluer le bénéfice/risque d’un produit posant un certain nombre de questions : est-ce qu'on peut considérer que c'est un produit de grande consommation ? Est-ce un dispositif médical ? Quelles sont les caractéristiques de ce produit ?”
    Déjà, au printemps 2011, c’est l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps, un établissement public administratif) qui avait recommandé “de ne pas consommer de cigarettes électroniques”.
    Ne pouvant être vendues en pharmacies, ces dernières (ainsi que les recharges, cartouches, arômes e-liquides etc.) sont commercialisées sur Internet et dans des magasins spécialisés, apparus assez confidentiellement fin 2010 mais qui ont tendance à se multiplier ces derniers mois, en particulier dans la capitale.

    Des velléités en franchise

    Parmi les acteurs émergents du créneau figurent, outre les pure players type Cigastore ou Edsylver, plusieurs enseignes parmi lesquelles Alter Smoke (3 adresses) ou Clopinette, actuel leader du marché. Le réseau a inauguré en avril 2011 à Caen son premier magasin. Sur la base des bons résultats du pilote (des dizaines de clients quotidiens dès les premiers mois d’exploitation), d’autres ont rapidement suivi à Alençon, au Havre, à Paris, Lille et Clermont. Clopinette se développe aujourd’hui en direct et en franchise, revendiquant 20 magasins dont la moitié dans la capitale.
    Assurément, le nombre d’opérateurs et de distributeurs de cigarettes électroniques devrait dans un premier temps continuer à croître. Reste maintenant à juger du potentiel pérenne et rentable d’une activité dont on n’a pas fini de parler.