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      Le prêt-à-porter doit s'adapter - Brève du 7 novembre 2008

      Brève
      7 novembre 2008

      La mauvaise conjoncture économique est loin d’être une fatalité, pourvu qu’on s’adapte aux nouvelles tendances du marché de l’habillement. Conviés à l’initiative de la Fédération des Enseignes de l’Habillement (FEH) à Paris le 6 novembre pour une matinée de débat en présence de nombreuses chaînes développées en franchise, plusieurs professionnels du secteur ont exposé leurs points de vue sur l’état du marché, et insisté sur les orientations stratégiques à venir pour les marques.
      En dépit d’un premier semestre 2008 difficile (recul de 2,3% des ventes, soit une baisse de 2,8% en euros constants), “il n’y a pas de tendance lourde de déconsommation”, assure Dominique Jacomet, directeur général de l’Institut Français de la Mode (IFM). “L’histoire démontre que les périodes de crise sont des périodes propices aux remises en cause de la structure de l’offre”, explique Laurent Thoumine. Le directeur associé de Kurt Salmon Associates, société de conseil à l’international, estime que l’évolution démographique ou le marché des grandes tailles, “pas encore bien capté par les marques”, sont autant d’opportunités à saisir.
      S’adapter au consommateur, telle est la priorité. “Les marques doivent encore plus s’adapter à la diversité des générations de consommateurs, doivent associer produits et services. Les courants de modes sont de plus en plus éphémères”, juge Laurent Thoumine. Conséquence : “L’habillement se dirige vers une ultra segmentation. On s’achemine vers des réductions de surface en magasins pour développer une meilleure multiplicité des segments. Les consommateurs estiment que les enseignes sont trop standardisées, trop uniformisées.”
      La notion de concept demeure plus que jamais capitale, insiste Olivier Saguez, président de Saguez and Partners, agence de conseil en identité de marque. “C’est en étant le plus singulier possible à la base qu’on se donne le maximum de chances de plaire au plus grand monde. Pour exister durablement dans l’habillement, il faut aussi avoir cette capacité de remise à plat de la marque, de l’organisation des magasins et du personnel”, développe-t-il. Tout en rappelant le soin que doivent accorder les enseignes pour déterminer le “prix juste” de leurs produits, de par la sensibilité accrue du consommateur sur la question du coût.
      Et puisque la météo reste une donnée incompressible pour la vente de vêtements, la conclusion est apportée par Christian Pimont. Le PDG de Célio l’assure : “Le printemps sera chaud !” A vérifier.

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