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    L’enseigne Carré d’artistes démocratise la peinture

    Com. de presse
    9 juillet 2019

    MARKETING Comment la PME d’Aix-en- Provence a développé un réseau mondial de galeries low cost

    carre d artites – 9juillet2019

    Une sobre devanture noire, des tableaux qui garnissent les murs et la vitrine, l ’annonce d’un vernis sage…La galerie Carré d’artistes sise au coeur d’Aix-en-Provence ne se distingue guère de ses homologues installées dans la cité provençale. Mais elle peut s’enorgueillir d’avoir été la matrice d’un petit empire sur lequel le soleil ne se couche presque jamais : déjà présent dans 15 nations dont les Etats-Unis, le Mexique, le Liban, la Russie et Hong kong, le réseau devrait totaliser 37 galeries en décembre prochain grâce à son implantation en Chine continentale. « Nous allons en ouvrir trois dans ce pays cette année, indique Stéphanie Tosi, la cofondatrice de cette PME qui aligne les chiffres de la réussite : 70 salariés pour un chiffre d’affaires de 14 millions d’euros, dont 40 % à l’exportation. C’est la première fois que nous allons aussi vite. Les artistes français, souvent perçus comme plus authentiques que leurs collègues chinois, bénéficient là-bas d’un préjugé favorable. »

    L’entrepreneuse reçoit dans son siège social aixois, un immeuble banal planté au milieu d’une zone commerciale à l’écart du prestigieux centre historique. Elle a beau opérer sur le marché de l ’art, synonyme de luxe, patrimoine et beauté, elle se refuse à toute esbroufe et se complaît à y casser les codes. Il est vrai que Stéphanie Tosi affiche un parcours atypique: elle n ’a pas étudié les arts plastiques mais le commerce et a longtemps travaillé sur le marché des produits de grignotage, le mot poli pour désigner la junk food. Lasse de vendre des barres chocolatées, elle suit des cours de beaux-arts par correspondance avant de fonder Carré d’artistes en 2001.

    La raison de ce virage radical ?

    « Je voulais partager cet univers passionnant avec le plus grand nombre en le rendant accessible », confie t- elle. En découle un concept marketing rigoureux, digne de l’univers alimentaire de Mars où la fondatrice est passée. Les galeries traditionnelles proposent des œuvres inaccessibles aux budgets modiques, ignorent les visiteurs peu solvables, laissent les néophytes perdus face à la complexité de la cote des artistes. Carré d’artistes fait tout l ’inverse. Le personnel est formé pour accueillir tout le monde avec bienveillance. Les notices sur les créateurs empruntent un ton pédagogique et rassurant.

    Les prix varient en fonction de la taille des oeuvres

    L’enseigne propose des tableaux carrés à partir de 95 euros et jusqu ’à 3 250 euros, les prix variant en fonction non pas de leur auteur mais de la taille des oeuvres. Les dimensions sont standards, cela afin de faciliter l ’encadrement proposé en option et les expéditions. Avec ces tarifs et méthodes, Carré d’artistes a souvent été accusé de faire du low cost, de brader les artistes et de gâcher le métier. « Pourquoi l’achat d’œuvres originales devrait-il être réservé à une élite ? rétorque Stéphanie Tosi. Il y a différents clients pour différents marchés et nous contribuons à l’élargir. » Il n’empêche, certains galeristes rechignent encore à exposer à ses côtés dans les salons et font pression sur les organisateurs pour l ’en évincer. Elle bénéficie cependant de quelques soutiens. Laurent Dassault, actionnaire de la maison de vente aux enchères Art curial, a pris l ’an dernier une participation dans la PME pour l’accompagner dans son développement à l’international et dans le numérique.

    Franchisées ou non, les galeries du réseau choisissent leur assortiment en exclusivité dans un catalogue de 650 peintres, sculpteurs et créateurs d’objets « customisés» en respectant les règles qui assurent le succès de l’enseigne : équilibre entre les styles, suivi des tendances (actuellement les vues urbaines, le street art et le pop art sont très prisés) et rotation régulière. Elles exposent chaque artiste de six mois à un an et en font entrer un nouveau tous les mois. De la masse quelques ligures émergent : avant d’accéder à la notoriété, la star du street art Jef Aérosol écoulait ses oeuvres chez Carré d’artistes, et une poignée de peintres comme Julien Rey, Daniel Castan ou Patrick Rousseau en perçoivent de confortables revenus. Ils devraient profiter bientôt d’une hausse de commandes : outre la Chine, l’enseigne va ouvrir son réseau français à la franchise, qui a longtemps été l’apanage de l’international.

    50 000 €
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