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    Les enseignes Procos face à la flambée des loyers commerciaux - Brève du 22 octobre 2012

    Pour restaurer les marges de ses adhérents, la fédération d'enseignes Procos demande que l'Indice des loyers commerciaux (ILC) devienne la référence obligatoire pour la révision du montant des loyers, en remplacement de l'Indice du coût de la construction (ICC).

    En marge de la présentation de son enquête de conjoncture semestrielle, la Fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé l’a souligné : “Le seul indicateur des chiffres d’affaires ne représente pas nécessairement la réalité.  Ce qui compte, c’est la marge qui baisse depuis des années”.

    Face à la crise, les marges de manœuvre du commerce spécialisé n’ont jamais été aussi étroites”, ont ajouté les porte-paroles de Procos, en pointant les principaux facteurs qui expliquent cette situation : “baisse du pouvoir d’achat et des dépenses de consommation, élévation du coût des matières premières, élévation des coûts locatifs” ou encore “renforcement de la concurrence se traduisant notamment par une guerre des prix”.

    “Des magasins vont fermer”

    Pour le délégué général de Procos Michel Pazoumian, “plus que le développement, c’est la reconquête de la marge qui va constituer la bataille des prochains mois. Jusqu’à présent, nos adhérents maintenaient leur parc mais on peut prévoir que des magasins vont fermer”.

    La Fédération pointe notamment du doigt les hausses de l’indice du coût de la construction (ICC, +4,5 %) et de l’indice des loyers commerciaux (ILC, +3 %). La révision du montant des loyers étant indexée sur ces indices, les baux vont mécaniquement augmenter et donc, réduire les marges des commerçants, déjà confrontés à un marché étale voire à la baisse : “Les adhérents qui ne peuvent pas négocier de baisses de leurs  charges vont être contraints de fermer leurs magasins déficitaires”.

    “Le taux d’effort avoisine 15 %”

    “L’étau se resserre sur les conditions d’exploitation de nos adhérents en amont (matières premières, loyers) et en aval (consommation), résume Pascal Madry, directeur de Procos. L’ICC ayant augmenté de 45 % entre 2000 et 2012, le taux d’effort des distributeurs (loyer et charges rapportés au chiffre d’affaires HT) avoisine aujourd’hui 15 %, contre 8 à 10 % il y a 10 ans”.

    Pour restaurer les marges de ses adhérents, Procos demande que l’ILC, plus avantageux, devienne obligatoire : s’il est globalement en vigueur dans les centres commerciaux et les parcs de périphérie, seulement 25 % des enseignes et 10 % des indépendants ont obtenu son application dans les centres-villes.

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