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    Les enseignes spécialisées face à la flambée des loyers commerciaux - Brève du 4 avril 2007

    Les dirigeants de Procos ne décolèrent pas. Forts de l’appui de leurs adhérents réunis ce mercredi 4 avril en assemblée, ils sont prêts à partir à nouveau en campagne pour faire évoluer la législation. Si les responsables de la fédération des enseignes du commerce spécialisé   – 210 réseaux dont de nombreuses chaînes de franchise ou de coopérative – sont satisfaits de la progression des chiffres d’affaires de leurs réseaux de magasins en 2006 (+ 3,5% en un an), ils dénoncent le pincement de leurs marges et de celles des milliers d’entrepreneurs qu’ils représentent.

    Parmi les accusés : l’augmentation constante des coûts locatifs et  les textes, qui prennent toujours en référence l’indice insee du coût de la construction pour réviser les loyers commerciaux, alors qu’un autre indice mis en place par le gouvernement – l’IRL, à l’évidence plus pertinent – est appliqué aux loyers d’habitation depuis le 1er janvier 2006. Depuis l’an 2000, l’indice du coût de la construction s’est littéralement envolé avec des hausses trimestrielles frôlant les 5% en 2005 (contre 2,3% pour l’Irl) et atteignant 8,06% au dernier trimestre 2006 ! De quoi réjouir les foncières immobilières qiu détiennent les murs de nombreux commerces, mais pas les commerçants eux-mêmes.

    Autre facteur d’inquiétude pour les dirigeants de Procos – Michel Pazoumian, délégué général et Jean-Luc Bret, président  – : l’inflation des projets commerciaux en France. “Plus de 7 millions de m² et 543 projets, c’est presque le volume de 1990, juste avant la crise et le gel Balladur” notent ces spécialistes de la question.”Le marché évolue trop vite. La secousse promet d’être violente” alertent-ils. D’autant que le déséquilibre s’accentue à nouveau entre centre-ville et périphérie, en raison de l’attrait des “retails parks”, qui représentent à eux seuls près de 50% des sites envisagés. Certes, au total, ce sont 148 projets sur 419 qui ont été autorisés en 2006, mais on arrive à 169 pour 2007. Et Procos n’hésite pas à parler de “surdensification commerciale”, appelant les responsables locaux à avoir une “vision” responsable de leurs territoires.

    C’est dans cette logique que Procos lance le 27 avril prochain un concours visant à récompenser les politiques de dynamisation des centres-villes. Une compétition ouverte à toutes les villes de plus de 40 000 habitants ainsi qu’aux arrondissements parisiens et dont les résultats seront proclamés en janvier 2008.

    Plus d’infos sur PROCOS (tapez Procos dans le moteur) Ou www.procos.fr