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Secteurs / Activités

    Les professionnels de la coiffure tirent la sonnette d'alarme - Brève du 14 septembre 2012

    Le Conseil national des entreprises de coiffure lance une vaste campagne de sensibilisation et de valorisation de la profession alors que le secteur, en crise, s'interroge sur la viabilité économique de son modèle.

    Commerce de proximité par excellence (70 000 établissements en France), acteur majeur de l’économie (5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires), deuxième secteur de l’artisanat avec près de 160 000 actifs, la coiffure est aujourd’hui dans le dur. L’an passé, 21 % des professionnels – indépendants et salons sous enseignes – ont enregistré une baisse de leur activité et vu fondre leurs effectifs salariés de 10 %. Près de 9 dirigeants sur 10 se déclarent inquiets face à la baisse du pouvoir d'achat de leurs clients.
    Conséquence de la dégradation de la conjoncture depuis 2008, les consommateurs espacent de plus en plus leurs visites et ne se rendent plus en moyenne que 4,5 fois par an dans les salons contre 6 fois il y a quatre ans. Bref, “la coiffure est une profession en crise”, résume Franck Provost, président du Conseil national des entreprises de coiffure et PDG du Groupe Provalliance, mastodonte du secteur avec plus de 1 600 salons en France dont près de 1 000 franchisés sous enseignes Franck Provost, Saint-Algue, Jean-Louis David, Fabio Salsa ou encore Coiff & Co.
    “Depuis dix ans, tout a augmenté : les charges sociales, les matières premières, l’énergie etc., énumère Franck Provost. Tout sauf le coiffeur et le prix des prestations (34 euros en moyenne pour une prestation standard de 45 minutes shampoing/coupe/brushing, ndlr). Plus que jamais, il est temps d’entamer une réflexion pour appliquer des tarifs qui permettent vraiment aux entreprises de coiffure d’être viables économiquement et de mieux payer leurs employés. La coiffure reste un métier de mode qui requiert savoir-faire et formation continue. Autant de coûts qui ne sont pas aujourd’hui suffisamment valorisés.” 
    Pour alerter les pouvoirs publics sur les difficultés structurelles du secteur et  mettre en valeur le professionnalisme de ses acteurs auprès des consommateurs, le Conseil national des entreprises de coiffure a décidé de lancer une première campagne nationale de communication. Plus de 15 000 kits (documents publicitaires, stickers etc.) seront ainsi distribués aux salons adhérents du CNEC, syndicat national fondé en 1995 qui revendique plus de 1 800 entreprises (indépendants et réseaux de franchise) pesant 2 milliards d’euros de CA.