Fermer
Secteurs / Activités

    Les réseaux de bronzage veulent se faire une place au soleil

    Face à une législation restrictive, l’activité de bronzage en cabine peine à se développer sur le territoire. Les réseaux de franchise tentent d’y jouer la carte de la spécialisation pour s’imposer.

    « Etre bronzé toute l’année ! » Telle est la promesse des centres de bronzage, dont le marché est estimé à 148 millions d’euros sur le territoire. Plus de 9 900 établissements possèdent des bancs de bronzage, essentiellement en instituts de beauté, salons de coiffure, hôtels de luxe et salles de sport. Les unités exclusivement dédiées au bronzage sont à peine 200, quand l’Allemagne réunie déjà plus de 9 000 centres exclusifs.

    Le retard français s’explique par une législation particulièrement restrictive, qui limite la puissance des rayons, rend obligatoire l’information du public sur les risques encourus et impose une formation du personnel. Motivés par les risques de brûlures graves, de vieillissement de la peau et de cancer, ces dispositions sont dénoncées par les professionnels, qui rétorquent que les risques dépendent de la sensibilité de la peau et de l’intensité des rayons et affirment qu’aucune étude « sérieuse » n’a jamais prouvé le lien entre UV et cancer.Cette législation est paradoxalement une chance pour les réseaux. C’est ce qu’a compris Point Soleil qui ne manque pas de se féliciter à chaque durcissement de la loi. L’enseigne, qui compte passer le cap des 100 unités sous enseigne début 2005, doit sa réussite à son concept : des prestations sans rendez-vous, à un prix modeste et couvrant une large amplitude horaire.

    Mais l’activité possède ses avantages propres : un résultat d’exploitation de 35% et un retour sur un investissement estimé par les spécialistes à 30 mois, pour une dépense initiale de 150 000 €.
    Des données qui encouragent les vocations. Le distributeur Vidéo Pilote vient ainsi de lancer Sunso (6 franchises) qui mixe solarium traditionnel, douche auto-bronzante et Spa sur mesure. Un positionnement plus haut de gamme, plus de services revendiqués et une concordance du concept avec la loi sont les 3 critères retenus par la concurrence. A la tête de 22 franchises, le Belge Sun Academy, importateur et distributeur de matériel, n’a toujours pas trouvé de partenaires en France, à l’instar de Soleil Avenue, lancé par le groupe Hébé (Moving) qui mise sur un concept milieu-haut de gamme, avec ou sans UV.

    « Pour exister, il est impératif de jouer le jeu de la réglementation » résume Yann Morvan de Sunso. « Il faut donner toute l’information aux consommateurs. C’est l’abus et les mauvaises pratiques sur du mauvais matériel qui rendent l’activité dangereuse ».

    Enseignes du même secteur