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      Loisirs : le fitness a-t-il de beaux jours devant lui ?

      Actu secteurs
      28 septembre 2016

      Les enseignes dédiées à la remise en forme n’en finissent pas d’étoffer leur parc, en affirmant chacune leur positionnement. Mais de nouveaux acteurs apparaissent toujours, et la concurrence risque bien de se renforcer.

      Le secteur suscite l’intérêt de nombreux intervenants

      De nombreux concepts interviennent sur le créneau du fitness. Ils surfent sur un taux d’équipement qui se renforce. Mais par rapport à ses voisins, la France apparaît toujours sous-équipée : il y a environ deux fois plus de salles en Grande-Bretagne, et quatre fois plus en Allemagne. Cette situation promet donc une poursuite de l’expansion. Et il est donc assez logique que le secteur suscite toujours l’intérêt de nombreux intervenants.

      D’autant que parallèlement, l’activité s’est démocratisée avec une baisse du prix des abonnements. Aujourd’hui, il existe ainsi, toute une palette de propositions, dont beaucoup d’offres en dessous de 30 et même de 20 euros par mois. Une évolution du modèle économique qui a, de son côté contribuer à doper le marché.

      Des réseaux matures

      Dans ce contexte, les enseignes relevant du commerce organisé ont pris toute leur place, avec des réseaux se proposant de répondre à toutes les attentes et à toutes les bourses : salles de sports à l’ambiance décontractée, centres premium ou encore clubs pratiquant des tarifs low cost.

      Parmi les plus importants, on trouve L’Orange Bleue – Mon Coach Fitness, qui regroupe aujourd’hui plus de 300 unités, majoritairement en licence de marque, et ambitionne d’atteindre les 500 clubs fin 2017. Elle dispose de sa propre école de formation agréée et peut ainsi former les licenciés et leurs salariés. Plus récemment, elle a développé un autre concept reposant sur la prise en charge de problématiques de santé (surpoids, mal de dos, etc.) : L’Orange Bleue – Mon Coach Santé, actuellement dupliqué en une quinzaine d’exemplaires.

      Des positionnements différents : low cost ou plus qualitatif

      Fondé en 1985, le groupe Moving (220 salles sous 5 enseignes aux positionnements différents) a connu un nouveau départ en septembre 2015 avec l’arrivée à sa tête de Philipe Herbette, un ancien franchisé du groupe. Ce dernier compte en particulier renforcer son enseigne low cost Fitness Park, qui a connu depuis son lancement en 2009 une expansion rapide, en surfant sur des abonnements à petit prix, des machines en libre-service, et des cours collectifs sur écrans géants.

      Keep Cool, qui se veut la chaîne du “sport bonheur”, et vient de se voir décerner, en juin dernier, le Grand Prix des Entreprises de Croissance pour 2016 dans la catégorie Loisirs & Tourisme, a été créée en 2002 par Guy Deville. Ce réseau entend travailler la qualité plutôt que la quantité, et regroupe désormais 150 centres, dont 130 en franchise.

      D’autres enseignes, comme L’Appart Fitness (35 unités) ont des positionnements plus qualitatifs avec services, coaching, salles de spa, mais aussi des développements plus modestes. Il faut aussi citer Vita Liberté (90 clubs revendiqués), Magic Form (80 salles) et Liberty Gym. Et la liste n’est pas exhaustive.

      De nouveaux acteurs

      Plus récemment de nouveaux concepts ont fait leur apparition : Défi Gym, Sun Form, Proxiforme. À l’origine de Gigafit, on trouve un groupe d’amis, qui après être, pendant plusieurs années, intervenus en soutien commercial à des clubs existants ont décidé, en 2013, d’ouvrir leurs propres centres. Cinq unités ont vu le jour, toutes dans le nord de Paris et les résultats obtenus ont conduit les fondateurs à lancer le développement du concept en licence de marque. L’objectif avancé est d’arriver à une centaine de centres au total d’ici 3 ans.

      À côté des réseaux du commerce organisé, les grands groupes succursalistes ne restent pas inactifs. C’est le cas de CMG Sports Club (exClub Med) qui met les bouchées doubles sur Paris. Mais aussi du concept low cost néerlandais Basic Fit, apparu en 2015 dans l’Hexagone, et qui y aligne déjà une cinquantaine de salles.

      Ces acteurs supplémentaires permettront de stimuler le secteur

      Ces évolutions sont considérées comme de bonnes nouvelles par certains observateurs, qui estiment que des acteurs supplémentaires permettront de stimuler encore plus le secteur et que les perdants seront avant tout les salles indépendantes. Reste que si le marché est en expansion, il a forcément des limites. Et qu’elles sont déjà peut-être atteintes sur certaines zones.

      Sur l’agglomération de Saint-Quentin (100 000 habitants), dans l’Aisne, on recense ainsi une quinzaine de salles ! Sur ce marché en ébullition, il y a donc sans doute encore de belles opportunités pour les candidats à la franchise mais le risque de casse, de cessation d’activité de centres, et, finalement, de disparition d’enseignes, comme on l’a connu sur bien d’autres activités, n’est pas à écarter. À chacun donc de s’engager avec prudence, en étudiant bien sa zone de chalandise et le positionnement qu’il entend adopter.

      Marché du fitness : en forme !

      Dans l’Hexagone, le nombre de clubs est en augmentation régulière (3 600 clubs en 2014, 3 800 en 2015), ainsi que le nombre de pratiquants plus ou moins réguliers : 4,2 millions en 2013, 4,96 en 2014, et 5,2 millions en 2015. (source : Deloitte European Health).

      Depuis plusieurs années, la tendance est au “low cost”. Avec des clubs ouverts 7j/7, 365 jours par an. Ils proposent plusieurs espaces dédiés : cardio-training, musculation libre, cours collectifs et détente.  S’inscrire à un club pour 30 euros, voire 20, comme cela est souvent proposé est possible. Mais à ce prix-là, les services offerts sont évidemment minimalistes.

      Enfin, un des secrets de la pérennité d’une salle est que pour durer, il faut fidéliser sa clientèle. Ce qui compte, c’est avant tout la relation humaine qu’on est capable d’instaurer avec la clientèle. Le taux de réabonnement dans un club classique est de l’ordre de 20 %. Dans les enseignes, il atteint en général le double.