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    Marc Kréder, directeur - Interview du 22 octobre 2008

    Les consommateurs français répondent parfaitement à notre concept de sandwicherie, qui est adapté à la conjoncture

    Vous venez d’annoncer l’ouverture de votre 100e point de vente en franchise depuis votre lancement en France il y a 7 ans : après un démarrage difficile, avez-vous trouvé votre rythme de croisière ?
    Notre 100e restaurant est opérationnel depuis cet été : c’est toujours un joli chiffre, surtout quand on l’atteint en relativement peu de temps. Cela signifie que les consommateurs français répondent parfaitement à notre concept, car s’ils ne venaient pas dans nos points de vente, nous ne pourrions pas en ouvrir autant. Notre rythme d’expansion dépend de nos structures : nous avons ouvert 100 unités avec 7 bureaux chargés du recrutement de franchisés sur 16 régions. Il reste 9 régions vierges, dont 4 seront couvertes d’ici fin 2008, ce qui va nous permettre de répondre plus efficacement aux candidats.
    Par ailleurs, les points de vente ouverts à ce jour sont exploités par 65 franchisés : certains détiennent jusqu’à 5 restaurants. Nous favorisons le développement de ceux qui le souhaitent, le peuvent et le méritent. À condition qu’ils maîtrisent bien leur premier restaurant, les standards et la législation. Nous sommes convaincus que la clé du succès, c’est l’homme. C’est pourquoi nous souhaitons recruter les meilleurs profils de franchisés possibles.

    Vous prévoyez d’atteindre 400 points de vente en franchise en France pour 2010 : comment comptez-vous vous y prendre ?
    Pour atteindre cet objectif, nous devrons ouvrir 100 à 120 restaurants par an. Ramené à notre structure de développement, c’est comparable à ce que McDonald’s réalisait dans ses belles années ! Notre organisation sous forme de bureaux régionaux est une clé évidente pour la réussite de ce programme. De même, la multifranchise va constituer un axe important
    Enfin, notre concept repose sur des implantations de proximité : c’est ce qui nous permet de viser l’ouverture de très nombreux points de vente. Dans le hamburger, il faut prévoir 400 à 500 m² de surface de vente, avec une zone de chalandise très large. Tandis qu’une sandwicherie Subway nécessite 50 à 200 m² : c’est un format assez flexible, qui nous permet de trouver des locaux relativement nombreux, notamment en centre-ville. Nous nous focalisons sur les villes de plus de 100 000 habitants, mais notre concept fonctionne sur des communes plus petites, comme Arras ou La Roche-sur-Yon.
    Même si notre politique est de ne pas communiquer sur les chiffres d’affaires de nos franchisés, l’indice de satisfaction de ces derniers est positif, puisque la plupart d’entre eux envisagent de réinvestir dans leur outil de travail. À titre indicatif, un restaurant Subway implanté sur la même zone qu’un McDonald’s réalise jusqu’à un tiers du CA du McDonald’s. Or, l’investissement nécessaire pour créer un Subway est plus réduit, donc le retour sur investissement plus rapide.

    Ne craignez-vous pas que les tendances de consommation et les difficultés pour obtenir des crédits ne freinent vos ambitions de développement ?
    Il est vrai que la conjoncture ne nous est pas forcément favorable, mais la restauration rapide, qui est le segment le plus dynamique du secteur, semble moins sensible au phénomène de crise de la consommation que d’autres activités. Et les chiffres d’affaires de nos restaurants restent bien orientés.
    Concrètement, notre concept est adapté à la conjoncture, puisqu’il permet au consommateur de manger rapidement, de manière équilibrée, un menu complet pour moins de 6 €, avec des sandwiches élaborés devant lui, à la commande,
    En termes de recrutement, il est vrai que les banques demandent davantage d’apport personnel aux candidats et prêtent à des taux d’intérêts plus élevés : à nous de nous assurer que le profil de nos franchisés est adapté.

    80 000 €
    Apport personnel
    10 000 €
    Droit d'entrée
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