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    Nette progression de la restauration rapide en Ile-de-France sur 10 ans - Brève du 26 avril 2012

    Entre 2000 et 2010, le nombre d'établissements de restauration rapide a progressé de 74 % en Ile-de-France. Le chiffre d'affaires moyen augmente, pour sa part, de 5 % par an.

    La restauration rapide profite à plein de l’évolution des habitudes alimentaires et du mode de vie des Français ainsi que des répercussions de la crise de 2008. Ceci est vrai pour l’ensemble du pays et tout particulièrement en Ile-de-France.
    Selon le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services (Crocis), qui dépend de la CCIP (Chambre de commerce et d'industrie de Paris), le nombre d’établissements de restauration rapide a progressé dans cette région de 74 % en dix ans, de 2000 à 2010. L’Ile-de-France compte, en 2010, un peu plus de 13 200 établissements de ce type, soit 23 % du total français. 39 % des restaurants rapides franciliens sont implantés à Paris.
    Dans le même temps, la restauration traditionnelle a vu le nombre de ses établissements n’augmenter que de 20 % Les cafétérias et autres libres-services ont progressé de 41 %. Face à l’essor de ces différents types de restauration, le nombre de cafés a baissé de 34 % entre 2000 et 2010 en Ile-de-France.
    Dans cette région, la restauration rapide emploie, en 2010, près de 50 000 salariés, soit 32 % des effectifs français de ce secteur. Les établissements concernés sont surtout des petites structures : selon les chiffres du Crocis, près de 70 % d'entre eux emploient au plus deux personnes. Et essentiellement des entreprises indépendantes, “qui cohabitent toutefois avec les opérateurs majeurs que sont les chaînes (McDonald's, Brioche Dorée, Quick, Paul, Subway…)”.
    Si la progression est sensible en termes quantitatifs, elle apparaît également forte quant aux résultats de ce type de restaurants. Ces derniers ont enregistré, en moyenne, une augmentation annuelle de 5 % de leur chiffre d’affaires sur cette période de 2000 à 2010, alors que l’ensemble de la restauration commerciale ne progressait que de 3 % par an.