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      Pour quelques tickets de plus

      Trois chaînes regroupant une centaine de franchisés se disputent le créneau de la publicité au dos des tickets de caisse. Une activité commerciale de proximité, où des régions restent à pourvoir.

      C’est une bataille sans merci qui se livre, sur un espace a priori plutôt réduit : les dos des tickets de caisse des hyper et supermarchés. Elle mobilise ces derniers temps au moins 3 réseaux du commerce indépendant organisé, totalisant une centaine de franchisés sur le territoire, chargés de commercialiser auprès d’annonceurs locaux les espaces publicitaires insérés au verso de ces fameux tickets.
      Ces 3 concurrents ont pour particularité de bien se connaître, puisque le dernier venu, NewCom France, a été lancé par d’anciens partenaires de Ticket Com, lui-même créé par des transfuges de Publi-Ticket, l’acteur historique qui fête cette année ses 10 ans d’existence. Au-delà de ces conflits en paternité du concept, les réseaux positionnés sur ce créneau se distinguent par leur rythme d’expansion.Très rapide pour NewCom France qui revendique une trentaine de départements couverts 2 ans après l’ouverture de son recrutement. Plus mesuré pour Ticket Com (une quarantaine de secteurs pourvus 6 ans après son lancement en concession). Très prudent pour Publi-Ticket, né en 1996, qui frôle cette année seulement la cinquantaine d’unités franchisées. Les profils des partenaires recherchés, surtout des commerciaux, et les investissements requis, plutôt légers, ne permettent pas en revanche de départager les propositions du trio.Sans que les chiffres d’affaires moyens, ni les marges annoncées par les uns et les autres, ne diffèrent de façon significative, il semble toutefois que les positionnements soient sensiblement distincts. D’une part, quant au choix des diffuseurs (GMS pour NewCom, hypermarchés pour Ticket Com, de l’hyper à la petite surface pour Publi-Ticket). D’autre part, dans le recrutement des annonceurs (enseignes nationales ou petits commerçants locaux) et le type de contrats de vente d’espace proposés (sur 3, 6 ou 12 mois). …
      En 10 ans, constate le gérant de Publi-Ticket, « les enseignes se sont ouvertes au phénomène du ticket de caisse. Le marché est donc de plus en plus porteur … ». Résultat : il y a 3 ans, Publi-Ticket travaillait avec des annonceurs composés à 20 % d’enseignes nationales et 80 % de commerçants indépendants. Tandis qu’aujourd’hui, selon son dirigeant, ce serait plutôt 60 % / 40 %. Une tendance qui devrait profiter aux réseaux et à leurs partenaires. Cependant, même en B to B, la notoriété de ces trois enseignes reste à construire. Un paradoxe dans la publicité !

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