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    Procos stigmatise la hausse des surfaces commerciales dans un contexte de crise - Brève du 27 janvier 2010

    Sans surprise, Procos a qualifié de “très difficile” l’année 2009 pour le commerce spécialisé. Selon la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce organisé (233 enseignes succursalistes, coopératives et franchises ; 33 460 points de vente revendiqués), le chiffre d’affaires moyen de ses adhérents a reculé l’an passé. Les boutiques de centre-ville et de centre commercial (-1,5 % à périmètre comparable par rapport à 2008) ont été moins touchées que les moyennes surfaces dans les parcs d’activité commerciales, dont l’activité s’est contractée de -2,6 %.
    Procos souligne que les enseignes du commerce spécialisé n’ont connu que 4 mois positifs en 2009, dont décembre, par rapport à une année 2008 aux historiques déjà négatifs.
    En parallèle à cette “cassure de la consommation”, amorcée dès le printemps 2008, Procos pointe “la surproduction des surfaces commerciales”, un phénomène “accéléré” par la libéralisation des implantations commerciales induite par l’application de la Loi de modernisation de l’économie (LME).
    Avec 4 millions de nouveaux m² autorisés en 2009, la production des surfaces commercialesatteint son plus haut niveau après les records de 2007 (3,5 millions de m²) et 2008 (3,1 millions de m²)“, constate la fédération.
    Dans un contexte de crise qui perdure et dégrade la rentabilité – actuelle et future – des enseignes, Procos invoque “l’urgence à redéfinir l’approche stratégique des implantations commerciales”. D’autant que la hausse des surfaces menace plus que jamais “les équilibres territoriaux”, les opérations de périphérie accaparant 80 % des surfaces en projet, contre seulement 12% pour les opérations de centre-ville.
    Parmi diverses préconisations, Procos rappelle le gouvernement à ses engagements afin de poursuivre et finaliser le projet de loi Charié sur la refondation de l’urbanisme commercial, en suspens depuis le décès de son inspirateur, le député Jean-Paul Charié. Une réforme “indispensable pour les villes et le commerce, dont le développement anarchique se poursuit à la faveur du régime transitoire instauré par la LME“, conclut la Fédération.