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    Une première partie d'année bien morose pour la restauration - Brève du 11 juillet 2012

    Après une année 2011 quasi stable, le secteur de la restauration accuse un recul de 2 % de sa fréquentation sur les 5 premiers mois de 2012. Un moral des ménages en berne, du fait de l'instabilité économique, et une météo capricieuse figurent au rang des principaux responsables de cette baisse.

    Est-ce le fait d’un climat économique anxiogène ? D'arbitrages difficiles de leur budget par les ménages ? Ou encore d’une météo capricieuse sur les mois du printemps ? Quoi qu’il en soit, la fréquentation des restaurants a reculé de 2 % sur les cinq premiers mois de l’année, par rapport à la même période de 2011.
    Toutefois, la dépense moyenne a progressé de 2,6 %. Il résulte de ces deux derniers facteurs, que les dépenses totales en restauration ont légèrement augmenté de 0,6 % de janvier à mai 2012. Tels sont les principaux enseignements du dernier panel CREST établi par le groupe NPD sur le marché de la restauration en France.
    La très légère reprise enregistrée sur l’ensemble de l’année 2011, avec une petite hausse de 0,7 % de la fréquentation, n’est donc pas confirmée sur ce début d’année 2012. Toutes les formes de restauration sont en recul. La restauration à table (cafés, bars, brasseries et restaurants) accuse un repli de 2 % du nombre des visites sur les 5 premiers mois de l’année. Le dîner est le repas le plus impacté avec une baisse de 3 %.
    La restauration rapide (fast-foods, vente à emporter ou livrée, traiteurs, boulangeries, etc.) n’est pas épargnée par cette morosité ambiante. Sa fréquentation a baissé de 2,2 % sur la période. La baisse d’activité est assez nette concernant les petits-déjeuners et les pauses snacking.
    Cette tendance est confirmée par les chiffres du cabinet spécialisé Gira Conseil. Selon ce dernier, le chiffre d’affaires de la restauration sur les 4 premiers mois de l’année est en recul de 5 à 8 % selon les segments de marché. Pour nombre de professionnels, le mois d’avril s’est révélé particulièrement mauvais avec un chiffre d’affaires décrochant de 7 à 15 % selon l’activité.