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    Droits d’entrée et redevances : quelles contreparties ?

    Droits d’entrée et redevances : quelles contreparties ?

    Dernière mise à jour le 24 juin 2019

    Ce sont des incontournables, ou presque, de la franchise. Mais que couvrent vraiment les droits d’entrée et les redevances d’exploitation réclamés par les enseignes ?

    Quel retour sur investissement ?

    Globalement, il faut savoir que 14 % des enseignes ne réclamaient lors de notre dernière enquête aucune redevance initiale forfaitaire, 30 % moins de 10 000 € de droit d’entrée, 34 % entre 10 000 € et 20 000 € et 23 % plus de 20 000 €. D’un extrême à l’autre, comment le candidat peut-il savoir s’il paie le juste prix ? “Je lui conseille de commencer par comparer le montant du droit d’entrée réclamé avec ce que lui coûterait une implantation en solo”, avance Philippe Dassié. Il doit aussi regarder ce que demandent les autres enseignes du même secteur d’activité, afin de vérifier que le réseau qu’il vise est dans la norme.

    “De manière générale, on ne peut juger la valeur d’un droit d’entrée qu’en regard du retour sur investissement prévu. Si le montant du droit d’entrée est élevé mais que le franchiseur a démontré la forte rentabilité de son concept, il est justifié. A l’inverse, un droit d’entrée très abordable n’est pas forcément une bonne affaire”, rappelle le consultant.

    Pour savoir s’il a des chances d’amortir son investissement dans des délais raisonnables, le candidat devra demander à son futur franchiseur d’avoir accès aux comptes de résultats de franchisés installés. Données qu’il complètera en allant rencontrer ces derniers pour recueillir leur ressenti. “C’est imparable. S’ils sont contents de leur sort, c’est que l’investissement en valait la peine. S’ils expriment des réticences, le candidat devra en revanche creuser pour voir d’où elles viennent”, conseille l’expert-comptable  Eric Luc.