Fermer
Secteurs / Activités

    Se lancer en franchise : comment convaincre son banquier ?

    Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInEmail this to someonePrint this page

    Se lancer en franchise : comment convaincre son banquier ?

    Dernière mise à jour le 7 septembre 2017

    Si le banquier est souvent rassuré par un projet de création en franchise plutôt qu’en solo, cela ne l’empêche pas de se montrer très exigeant quant à la qualité du dossier et du futur franchisé.

    C'est la cohérence d'ensemble du dossier qui est recherchée

    Il n’y a pas de bons profils dans l’absolu, ni de taux d’apport idéal : ce qui l’emporte est bien la cohérence d’ensemble du projet, insiste Christine Molin, responsable du pôle franchise chez LCL. Nous nous prononçons en fonction du parcours de la personne, de son expérience, du concept et de l’enseigne choisis, du montant de l’apport… Si le porteur de projet a peu de compétences en management, ouvrir une grande surface alimentaire nécessitant beaucoup de salariés va, par exemple, se révéler compliqué.”

    Le candidat doit de son côté bien considérer sa situation de famille, ses besoins de “reste à vivre” pour son foyer, ainsi que le niveau de rémunération qu’il compte s’octroyer, explique Christine Molin. “L’un des premiers éléments que nous analysons est la qualité du concept. Dans le cadre d’une jeune chaîne, nous nous assurons que le franchiseur l’a testé suffisamment longtemps, souligne pour sa part Florent Lamoureux, directeur du marché des professionnels à la Caisse d’Epargne. Nous regardons aussi la pérennité et le turnover des franchisés. Bref, nous nous intéressons à tous les aspects qualitatifs de l’enseigne et à sa rentabilité.”

    Autre aspect déterminant pour emporter la décision du banquier : la qualité de l’emplacement. Celui-ci doit être en phase avec le concept de la chaîne, en particulier si le modèle économique est basé sur un fort passage. “Nous examinons aussi cette question à la lumière des autres implantations du réseau afin de savoir si le dossier qui nous est présenté est cohérent sur ce plan”, poursuit Florent Lamoureux. Ce point sera étudié avec attention par le financier même s’il sait qu’il n’est évidemment pas dans l’intérêt du franchiseur d’installer un de ses franchisés dans un local qui ne soit pas propice à son activité.

    Enfin, pour Florent Lamoureux, il est essentiel que le candidat puisse réaliser lui-même, de façon indépendante, ses études de marché et d’implantation, notamment afin de pouvoir les comparer avec les éléments qui lui sont fournis par la tête de réseau. Le futur partenaire doit ainsi aller voir la mairie, la CCI, l’association des commerçants, les agences immobilières, afin de recueillir toutes les informations utiles.