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    Stock, agencement, équipement matériel : des coûts à ne pas négliger

    Stock, agencement, équipement matériel : des coûts à ne pas négliger

    Dernière mise à jour le 1 mars 2017

    Outre le droit d’entrée réclamé par la plupart des enseignes, le franchisé devra se plier à un certain nombre d’investissements pour lancer son activité. Ils couvriront plusieurs postes, dont le poids varie selon les métiers et les concepts.

    Un BFR lié au modèle économique

    Ultime poste que le candidat devra prévoir, et non des moindres, le besoin en fonds de roulement. “Le BFR c’est tout ce qu’il va être nécessaire de dépenser au démarrage de l’activité, tout ce que l’on va mettre dans la corbeille pour amorcer la pompe”, note Olga Romulus. Soit les charges, salaires et frais divers à engager avant que ne rentrent les fruits des premières ventes. “Pour moi le BFR est lié au cycle d’exploitation : il couvre le délai entre les achats de marchandise et l’encaissement des ventes“, ajoute Daniel Ballester.

    Ce BFR est par exemple élevé dans la construction de maisons individuelles (70 000 € en moyenne) ou les agences immobilières (39 429 €), où il peut s’écouler six mois entre le début de l’activité et les premières rentrées. Il est beaucoup plus bas dans la restauration rapide (16 311 €) et à plus forte raison les terminaux de cuisson (5 000 €), où les ventes interviennent dès l’ouverture du point de vente. “C’est le modèle économique qui justifie le BFR“, résume ainsi le banquier. Qui recommande la prudence : “il est nécessaire de bien envisager le besoin humain sur certaines activités, et de l’adapter pour pouvoir avoir une montée en puissance raisonnable. Une création un peu optimiste, avec une équipe importante, peut créer un BFR qui mettra à mal activité à moyen terme”.

    Un avis que ne partage pas forcément Franck Berthouloux, qui invite de son côté à “ne pas aller à l’encontre du modèle testé et validé par le franchiseur, même s’il implique, par exemple, des investissements importants pour se doter d’une grosse équipe”. A noter que dans le chocolat ou le jouet, activités très saisonnières, le BFR sera différent selon qu’on ouvre à quelques semaines des fêtes de fin d’année ou avant la période creuse de l’été. “Le savoir-faire du franchiseur devra ici, une fois de plus, être mis à contribution pour faire les bons choix”, conclut Olga Romulus.