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    Devenir franchisé : avez-vous la tête de l’emploi ?

    Devenir franchisé : avez-vous la tête de l’emploi ?

    Dernière mise à jour le 28 février 2017

    En matière de recrutement, les franchiseurs sont pragmatiques : aussi ouverts que possible dans un premier temps, ils font le tri ensuite, choisissant parmi ceux qui les ont sollicités les candidats qui se révèlent les plus convaincants.

    Jeunes entrepreneurs : la barrière du capital

    Reste qu’intégrer un réseau, quand on est jeune, n’est pas toujours évident, notamment pour des raisons financières. “Avoir 65 000 euros d’apport personnel à 25 ans n’est pas donné à tout le monde. D’autant que les franchiseurs aiment bien que ce capital soit le fruit d’économies et pas de l’argent tombé du ciel”, note Laurent Poisson.

    Le spécialiste en courtage Jean-Philippe Deltour confirme : “Pour le banquier, il y a deux axes importants dans un projet : l’expérience du candidat et son apport personnel. A moins de 30 ans, on peut avoir de l’expérience, mais elle est faible, et c’est plus dur d’avoir un capital de départ. Il faut bien voir que dès lors qu’une enseigne nécessite l’acquisition d’un pas-de-porte ou d’un fonds de commerce et, en misant sur un apport d’au moins 20 % de l’investissement global, on est déjà sur des dizaines de milliers d’euros nécessaires. Cela ne veut pas dire que nous n’accompagnons pas de jeunes sur ce type de projets, mais le plus souvent ce sont des salariés de l’enseigne. Leur jeunesse et leur apport limité sont alors compensés par leur connaissance du concept et du métier”, explique le courtier.

    Réagissant à cette question de l’âge, mais aussi à celle du sexe évoquée plus haut, Rémi de Balmann se veut philosophe: “Je suis de ceux qui pensent que malgré tous les efforts que les franchiseurs pourront mettre en œuvre pour essayer de recruter les meilleurs partenaires, ils n’éviteront jamais totalement les erreurs de casting”.

    Le recrutement de franchisés n’est pas une science exacte. Une approche pointilleuse, toutefois, permettra à la tête de réseau de mettre toutes les chances de son côté. “Il est utile, note l’avocat, que l’étude du CV et de la motivation du candidat se double de journées découverte qui permettront au franchiseur de vérifier que le profil théorique qu’il a face à lui se révèle au contact de la réalité du terrain.” Et à l’aspirant franchisé de mesurer si oui ou non, il se sent définitivement prêt à endosser l’habit tendu par la tête de réseau.