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    Devenir franchisé : les profils types

    Devenir franchisé : les profils types

    Dernière mise à jour le 1 mars 2017

    Quel est le profil idéal pour rejoindre une enseigne du commerce indépendant organisé en franchise, coopérative, concession, commission-affiliation… ? En 2016, 330 réseaux ont répondu à notre enquête.

    La franchise se féminise et gagne en expérience

    Une autre façon d’aborder la question est de dresser le portrait-robot des chefs d’entreprises en place : ce Barometre Indicateur Franchiseque viennent de faire deux études récentes, l’une consacrée aux franchisés, l’autre aux coopérateurs. Ainsi, selon la quatrième édition du baromètre “L’Indicateur de la FranchiseCaisse d’Epargne” (enquête menée auprès de plus de 2 000 franchisés, issus de 51 réseaux), le portrait-robot des franchisés a connu, depuis 2013 (date du premier baromètre), “une évolution sensible” : “féminisation, expérience accrue et hausse de la satisfaction” caractérisant désormais les franchisés.

    “La franchise est une activité qui se féminise”, pointe en effet cette étude. Alors que les femmes représentaient 27 % des franchisés en 2013, leur proportion est passée à près de 40 %, en hausse de 13 points. Plus âgé(e)s (près de la moitié ont  désormais plus de 48 ans : 49 % en 2016, contre 36 % en 2013), ces franchisé(e)s sont aussi plus expérimenté(e)s dans leur domaine d’activité : la proportion de franchisé(e)s issu(e)s du même secteur que leur réseau est en hausse de 8 points sur la période.

    ‘”Les franchisés se déclarent de plus en plus satisfaits”, constate également l’étude. Leur taux de satisfaction global atteint de fait “un plus haut historique” de  83 %, “en hausse de 6 points par rapport à la première enquête”. Dans le détail, la satisfaction des franchisés culmine à 87 % s’agissant de l’aide au démarrage apportée par le franchiseur, soit une progression de près de 10 points. De même pour les services supports apportés par les franchiseurs, avec un taux de satisfaction de 78 %. En revanche, moins de la moitié des franchisés interrogés (48 %) se déclarent satisfaits de la notoriété de leur enseigne (soit un recul de 8 points par rapport à 2013).

    L’étude souligne enfin “une forte tendance à la baisse du montant des fonds propres investis par les porteurs de projet lors de la création de leur franchise qui génère, également, moins de chiffre d’affaires. Ainsi, près de la moitié des franchisés interrogés en 2016 (49,8 % contre 27 % en 2013, +27 points) déclarent avoir misé “moins de 30 000 euros d’apport personnel pour démarrer leur activité. Un résultat à comparer à la moyenne qui ressort de notre enquête réalisée, elle, auprès des têtes de réseaux.

    “Cette tendance à la création de concepts qui nécessitent moins de fonds propre au démarrage a pour corolaire une représentation plus forte des points de vente avec un faible chiffre d’affaires”, observent les auteurs de l’étude. En effet, un tiers des répondants de 2016 déclarent réaliser “un chiffre d’affaires annuel inférieur à 100 000 euros”, alors qu’ils n’étaient que 21 % en 2013, “soit une hausse de 12 % sur la période”.